La catastrophe était dans une “phase descendante très encourageante” dès 23 heures lundi soir, selon la préfecture. Le grand incendie qui s’est déclaré lundi après-midi dans un entrepôt industriel loué par Bolloré Logistics contenant environ 8.000 batteries au lithium situé à Grand-Couronne, au sud de Rouen, n’a pour l’instant généré “aucune concentration significative de produits dangereux dans l’air”, a assuré le préfet. de Seine Maritime Pierre-André Durand, précisant : “Selon la direction des vents, la population pourrait cependant sentir des odeurs de brûlé.
🚨 Localisation 23h | Pompiers Bolloré Logistics #GrandCouronne
Les relevés effectués par les pompiers n’ont pas révélé de concentrations significatives de produits dangereux dans l’air.
Selon la direction des vents, la population pouvait néanmoins sentir des odeurs de brûlé. pic.twitter.com/Y5YnsW7NbA
— Préfet de Normandie et de Seine-Maritime (@Prefet76) 16 janvier 2023
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L’incendie de ce lieu, qui n’est pas classé Seveso, et qui avait été évacué en fin d’après-midi, n’a pas fait de blessé. “Les deux cellules” touchées par les flammes, dont l’une abritait des batteries au lithium et l’autre des pneus, “se sont effondrées, réduisant l’intensité de l’incendie”, a précisé le préfet. Il a assuré que “137 pompiers travaillaient” vers 22 heures, aidés par 60 véhicules et “des remorqueurs qui pompent de l’eau pour éteindre les batteries des voitures et de la mousse pour éteindre les pneus”.
Population confinée à Orival
L’incendie, déclaré chez Bolloré Logistics vers 16h30 selon les pompiers, s’est ensuite propagé à un entrepôt voisin du groupe Districash qui contenait “environ 70.000 pneus”. Les premiers habitants se trouvent à un peu plus de 500 mètres du site incendié, selon le préfet, qui prévient la population de « vents qui pourraient tourner pendant la nuit, avec la possibilité que la rive gauche de Rouen soit affectée par une odeur de brûlé mais toujours sans risque, sans évacuation, sans confinement”.
Pourtant, la commune d’Orival, à quelques kilomètres au sud de Grand-Couronne, a demandé à ses habitants sur Facebook de “tenir clos, de fermer les fenêtres et de ne sortir sous aucun prétexte”.
Le préfet a toutefois assuré que le SDIS a effectué des mesures de la qualité de l’air qui ne révèlent « aucun besoin de protection de la population : l’extinction de l’habitation prendra plusieurs heures mais sous le panache de fumée il n’y a pas de danger, et pas d’inquiétude pour la pollution de la Seine ». Selon Pierre-André Durand, “le seul risque chimique vient de la combustion du lithium qui peut dégager de l’acide fluorhydrique, uniquement au coeur du foyer”, mais cette substance “n’est pas présente à l’extérieur du site”.
“Bonne dispersion”
Le colonel Rémy Weclawiak, directeur départemental adjoint du SDIS76, présent à ses côtés, a expliqué que “la fumée est partie très haut dans le ciel, il y a une bonne dispersion et les relevés à proximité du site et un peu à l’extérieur n’ont pas trouvé de monoxyde de carbone, d’acide chlorhydrique . ou de l’acide cyanhydrique, les niveaux sont nuls”. Il n’a pas pu donner de chiffre sur l’étendue du panache, qui s’étendait vers le sud-est. “Il n’y a pas de blessés, les employés ont été évacués” d’ici “sous réserve d’autorisation et non de Seveso”. ” sur les bords de Seine, toujours selon la préfecture.
Contacté par l’AFP, le groupe Bolloré a indiqué avoir “constitué une cellule de crise avec la préfecture”, et précisé qu’il “ne disposait à ce stade d’aucune information sur les causes de l’incendie”, ni sur l’étendue des dégâts. Selon le prestataire logistique, l’entrepôt « contenait des composants automobiles et des batteries au lithium. Le site est soumis à la réglementation sur le stockage des produits combustibles.
Situé sur la commune de Grand-Couronne, ce bâtiment a été construit à une quinzaine de kilomètres au sud du centre-ville de Rouen dans un endroit bien plus dégagé que l’usine Lubrizol où 10.000 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée lors d’un grave incendie en septembre. 2019.