Davide Rebellin avait consacré une grande partie de sa vie au cyclisme professionnel, mais pas seulement. C’est en pratiquant sa passion qu’il est décédé tragiquement mercredi à l’âge de 51 ans. Selon les médias italiens, le juge à la retraite traversait la Vénétie en voiture lorsqu’il a été percuté par un camion. Déplacés sur les lieux, les secours n’ont rien pu faire. C’est dans cette région du nord de l’Italie que la légende avait mis fin, le 16 octobre dernier, à une carrière commencée il y a 30 ans, en 1992.
Le nom de Davide Rebellin résonne depuis un certain temps dans le peloton. Il a commencé sa carrière lorsque Miguel Indurain a dominé le Tour de France et l’a terminée lorsqu’un gamin, Remco Evenepoel, a commencé à prendre le relais. Trente-six ans séparent l’Espagnol et le Belge, preuve que le natif de San Bonifacio avait une passion sans bornes pour son sport, qu’il n’a accepté d’abandonner qu’à cinquante ans. Coureur controversé, suspendu deux ans pour dopage, Rebellin a une longue carrière qui ne doit rien à sa longévité et bien plus à son talent dans une époque, il est vrai, problématique.
Le triplé dans les Ardennes en 2004
Tour de France
Le Tour 2024 devrait bien se terminer à Nice
IL Y A UNE HEURE
Au cours de ses 30 ans de carrière, Davide Rebellin, puncheur de métier, a accumulé 61 coups sûrs. Le premier en 1993, dans la Hofbrau Cup, le 61e et le dernier en 2017 dans le Tour d’Iran. Parmi ces deux pelotons, les plus mémorables étaient évidemment ceux acquis au printemps 2004 lorsqu’il avait successivement dompté l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, que personne n’avait réalisé avant lui et que seul Philippe Gilbert a fait . puis en 2011. Côté classiques, il a également remporté deux autres Flèche Wallonne, la San Sebastian Classic et le Zurich Championship, célèbre épreuve des années 90.
Il a également remporté Paris-Nice 2008 et Tirreno-Adriatico 2001 ainsi qu’une étape du Tour d’Italie en 1996, année de son meilleur résultat au général (6e).
C’est arrivé le 25 avril 2004 : Davide Rebellin s’impose à Liège
Crédit : Eurosport
Les horreurs du dopage
Mais mentionner Davide Rebellin et ne pas mentionner le dopage serait une erreur. Coureur dans les années 90 et 2000, l’Italien n’a pas échappé à ce piège. Ainsi, au tournant des années 2000 puis, l’ancien Gerolsteiner, équipe sulfureuse s’il en est, s’est retrouvé impliqué dans plusieurs affaires. Filmé deux fois en caméra cachée en train d’essayer d’obtenir des produits dopants, Rebellin a finalement été suspendu pour deux ans par l’Union Cycliste Internationale en 2010 après avoir été contrôlé positif à l’EPO CERA (“nouvelle génération” à l’époque) aux JO de Pékin en 2008, où il a pris deuxième place dans la course sur route.
Finalement innocenté pour vices de procédure par un tribunal de Padoue en 2015, Rebellin n’avait toujours pas récupéré sa médaille d’argent tant que les instances sportives n’avaient pas reconnu cette décision. Malgré tout, cet épisode a mis fin à sa première carrière, celle-là au plus haut niveau. Déjà âgé de 40 ans, Rebellin avait exploré les petites équipes, vivant sa passion pendant une décennie où sa retraite semblait toujours plus proche. Mais il voulait décider du moment de la fin, ayant atteint l’âge de 51 ans. Quelques semaines plus tard, un accident lui a coûté la vie.
tournoyer
Pour le Tour, on attendra : Evenepoel sera au Giro en 2023
IL Y A 5 HEURES
Tour de France
La 3ème étape modifiée par une route basque fragilisée par l’érosion
25/11/2022 à 17:02