Après le député LFI Adrien Quatennens, c’est au tour du secrétaire national de l’EELV, Julien Bayou, d’être, à son tour, la cible d’accusations de violences contre son ex-conjoint. Lundi soir, dans l’émission C à vous de France 5, la députée et finaliste des primaires écologiques Sandrine Rousseau a affirmé avoir reçu chez elle un ex-compagnon de Julien Bayou, l’accusant de “comportement susceptible de briser la morale sanitaire”. des femmes”. À la suite de ces accusations, mardi, le député s’est retiré de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée, comme le rapporte franceinfo.
“Au moment où j’ai reçu cette femme, elle était très déprimée, elle était dans un très mauvais état, elle a également tenté de se suicider quelques semaines plus tard”, a-t-il ajouté, indiquant également : “Évidemment il y en a plusieurs, je n’ai fait que entendu parler d’un. Il semble qu’une enquête journalistique soit en cours.
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Julien Bayou avait évoqué début juillet auprès du Figaro une rupture “qui ne constitue en aucun cas une violence sexiste ou sexuelle ou un comportement inapproprié envers qui que ce soit”. “Malheureusement, c’est une histoire qui se termine dans la douleur, et une rupture qui s’accompagne de menaces à peine voilées contre moi et d’une forme d’instrumentalisation que je ne peux que déplorer”, a-t-il ajouté.
Une enquête interne au parti
“La cellule d’enquête et de sanction contre les violences sexuelles et sexistes a été saisie cet été et fait son travail”, a déclaré à l’AFP la numéro 2 et adjointe d’EELV Sandra Regol. Une cellule interne du parti “dont le fonctionnement est autonome, transparent, volontaire et indépendant du parti et de ses dirigeants”, a détaillé ce mardi le parti dans un communiqué, qui a assuré être “totalement mobilisé dans la lutte contre les violences faites aux femmes”. “.
Selon le communiqué, “la cellule a été saisie en juillet 2022 pour un reportage sur Julien Bayou”. Cellule qui “en fonction de l’urgence et de la gravité des faits allégués”, “peut décider de mesures conservatoires”. Le responsable a fait valoir que Julien Bayou observait déjà un délai d’attente dans l’attente des conclusions de l’unité interne. M. Bayou a cependant prononcé le discours de la rentrée puis a tenu une conférence de presse pendant les journées estivales de la fête à Grenoble fin août.
Retrait de l’Assemblée
Vu l’ampleur de l’affaire, le retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée a finalement été décidé ce mardi matin lors d’une réunion du groupe à l’Assemblée, en présence de 23 députés écologistes, comme le rapporte franceinfo. Julien Bayou restera écarté de la coprésidence du groupe pendant l’enquête et, en attendant, c’est Cyrielle Châtelain, l’autre coprésidente, qui présidera seule le groupe. En revanche, Julien Bayou reste secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts.
Le groupe écologiste de l’Assemblée nationale dit “prendre acte” de la décision de Julien Bayou. “Cette situation ne vaut pas la peine de démissionner”, souligne le groupe dans un communiqué publié ce mardi soir. Il assure également qu’il prend « très au sérieux la voix des femmes et la question des violences faites aux femmes ». La position du groupe a été arrêtée “sans anticiper les conclusions de cette affaire et pour assurer la sérénité de la rentrée parlementaire”.
“Entre écologistes on n’évite aucune question”, avait auparavant assuré Sandra Regol, s’adressant au passage aux Insoumis, parmi lesquels plusieurs cadres, Jean-Luc Mélenchon en tête, ont été critiqués pour leur réaction à l’affaire Quatennens. Interrogé par le chef de file de la France Insoumise, le premier ministre a jugé “évidemment très choquant d’avoir quelqu’un qui banalise les violences conjugales”. L’ancien candidat à la présidence a dénoncé dans un tweet “la méchanceté policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”, louant en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens.
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