Violences conjugales Quatennens : “Dire qu’il faut graduer les sanctions, ce n’est pas minimiser”, martèle Manuel Bompard

l’indispensable “j’ai été surpris” de voir que la “partie importante” de la phrase “qui dit qu’une gifle est toujours inacceptable” a été écartée par certains médias, a-t-il déclaré, ce dimanche 25 septembre, sur BFMTV.

Une gifle est une “violence inacceptable” et “dire qu’il faut graduer les sanctions n’est pas minimiser”, s’est défendu le député LFI Manuel Bompard, ce dimanche 25 septembre, regrettant une polémique pour ses déclarations après les aveux de domestiques la violence. de son collègue Adrien Quatennens.

Le député, très proche du chef rebelle Jean-Luc Mélenchon, s’est attiré les foudres des féministes et au-delà après avoir déclaré que la gifle n’était “jamais acceptable” mais que ce n’était “pas la même chose qu’un homme qui bat sa femme tous les jours”.

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« J’ai été surpris » de voir la « partie importante » de la phrase « que gifler est toujours inacceptable » a été rejetée par certains médias, a-t-il déclaré dimanche à BFMTV. Le député a aussi regretté “une polémique” qui “donne l’impression que je relativise : je ne veux pas relativiser. Je n’ai jamais voulu”, a-t-il insisté.

“Ce n’est pas relativisant”

“Je suis consciente de ce qu’on appelle un continuum quand il s’agit de violences conjugales, c’est-à-dire que souvent, parfois, peut-être toujours des violences répétées, ça commence par une gifle. Et les associations féministes, les gens qui travaillent sur cette question ont raison.” dire que c’est au moment de la première gifle qu’il faut réagir”, a-t-il poursuivi.

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Il s’est toutefois refusé à qualifier ses propos de “maladroits”, expliquant qu’il y avait bien “une gradation des faits” à laquelle il devait répondre “une gradation des réponses et des sanctions”. “Dire cela, dire qu’il faut graduer, ce n’est pas minimiser, ce n’est pas relativiser. Dire qu’il faut graduer, c’est pouvoir être plus efficace plus tard dans la façon dont on répond à cette violence”, a-t-il soutenu. . .

Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI), le député Adrien Quatennens, enquêté après un injure présenté par son épouse, a annoncé qu’il “se retirait de son rôle de coordinateur” du mouvement, reconnaissant les violences faites à son épouse

Manuel Bompard a souligné que depuis 2018, le groupe LFI à l’Assemblée avait présenté, “à chaque révision budgétaire” une proposition de loi visant à octroyer une enveloppe d’un milliard d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes, comme le demandent les associations.

“Cet amendement n’a pas été adopté” par la majorité, a-t-il dit, estimant qu’il s’agissait “d’un double standard” des membres du gouvernement qui l’ont attaqué pour ses déclarations, citant notamment le ministre des Comptes publics Gabriel Attal.

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Ce dernier a dénoncé, dans le JDD, des “propos terriblement choquants” de Manuel Bompard, estimant que “la violence n’est pas une gradation, c’est une spirale”. Il a aussi fustigé “la culture du chef” Jean-Luc Mélenchon au sein de LFI, à l’instar du ministre des Relations parlementaires Franck Riester qui a fustigé Radio J pour “comportement violent scandaleux” du chef rebelle pour avoir touché la joue d’un journaliste de Quoditien. .

Samedi soir, Jean-Luc Mélenchon, lui aussi fortement critiqué pour un tweet du 18 septembre rendant hommage au “courage” d’Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, a dit “accepter la critique”. “Tout le monde peut faire mieux, moi aussi”, a-t-il déclaré à France 2.

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