Nathan Clumeck s’interroge également sur la capacité de l’humanité à réagir face à l’émergence de nouvelles zoonoses attendues en raison du réchauffement climatique. La fonte du pergélisol fait craindre l’émergence de “virus ou bactéries emprisonnés depuis des dizaines de milliers d’années et inconnus de nous”. Ce manque de connaissances peut faire gagner du temps à la propagation d’un virus.
Alors, un nouveau confinement est-il inévitable dans les années à venir ? Cette mesure, déjà utilisée au Moyen Âge ou lors de la peste de 1720 à Marseille, pouvait encore être appliquée. Avec une condition selon le professeur émérite des maladies infectieuses de l’ULB.
“Il y a le confinement à des fins politiques, comme en Chine, où ça frôle l’absurdité totale, et le confinement en dernier recours pour protéger la population, à défaut d’autres moyens. A partir du moment où on a eu des vaccins, des traitements, on n’a plus Il faut se confiner. On aura peut-être encore besoin de se confiner à l’avenir, mais tout dépend à quel virus ou bactérie on sera confronté. Lutter contre le confinement au nom de la liberté, désolé, mais il faut toujours, en santé publique, trouver un équilibre entre l’intérêt de la population et les intérêts individuels ».