Suicide de Lucas, 13 ans : harcèlement scolaire, réaction universitaire… ce que l’enquête ouverte devra découvrir

Ce vendredi 13 janvier, le parquet d’Épinal a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le suicide de Lucas, 13 ans.

Pourquoi Lucas, élève de 4ème au collège Louis Armand de Golbey, dans les Vosges, a-t-il mis fin à ses jours le samedi 7 janvier ?

Cela devra être démontré par l’enquête pour “harcèlement d’enfants de moins de 15 ans et brimades scolaires”, ouverte ce vendredi 13 janvier par Frédéric Nahon, procureur d’Épinal.

Vérifications à faire

Pour les proches du garçon interrogés, cela ne fait aucun doute : ce sont bien les “provocations et insultes homophobes” que Lucas a subies qui l’ont conduit à se suicider en “se suspendant” et en “laissant une note dans un journal expliquant son souhait”. . mettre fin à ses jours. »

“Son orientation sexuelle était connue de tous”, a confirmé vendredi le procureur, précisant également les objectifs de la prochaine enquête.

Ce dernier devra donc “confirmer la réalité des actes de harcèlement subis par Lucas et leur durée”, mais aussi mettre en évidence “le contenu exact des propos et comportements dénoncés”.

Il devra aussi vérifier les “liens de causalité entre ces faits et le suicide de l’adolescent” et faire le point sur “les différentes mesures qui ont été prises” par l’Education nationale.

Pour rappel, l’université de Lucas avait été informée du harcèlement qu’il subissait, mais sa famille n’avait pas porté plainte.

“Situation prise très au sérieux”

“La situation a été prise très au sérieux par l’établissement, par le directeur”, a déclaré Valérie Dautreme, la directrice académique de nos confrères de France Bleu. Pour nous, et je veux dire à ce stade, la situation est réglée : Lucas a dit après coup que les choses étaient arrangées, qu’il n’était plus l’objet de moqueries.

Avec son avocat, la mère de Lucas sera bientôt reçue par le procureur.

Une lettre déchirante rédigée par ce dernier a été lue à l’antenne sur BFMTV ce vendredi matin.

“S’il te plaît, sérieusement, laisse-moi pleurer dignement mon fils, laisse-moi le temps de trouver les mots et la force de m’exprimer. Je peux t’assurer que le jour où je serai prêt, je ne te lâcherai plus. De plus, je Je te consacrerai ma vie pour continuer le combat de Lucas

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