Picture Alliance / dpa/Picture Alliance via Getty I 3 octobre 2022, Suède, Stockholm : un buste d’Alfred Nobel se tient à l’Institut Karolinska de Stockholm. La semaine de l’annonce du prix Nobel commence par l’annonce des lauréats du prix Nobel de médecine de cette année. Photo : Steffen Trumpf/dpa (Photo de Steffen Trumpf/photo alliance via Getty Images)
Picture Alliance / dpa / Picture Alliance via Getty I
(Photo prise à Stockholm, Suède le 3 octobre 2022 avant la remise du prix Nobel de médecine. Ici, un buste d’Alfred Nobel)
SCIENCE – Deuxième épisode du millésime 2022. Le Suédois Svante Pääbo a reçu lundi le prix Nobel de médecine pour “ses découvertes sur les génomes des hominidés éteints et l’évolution humaine”. Ce mardi 4 octobre, le prix Nobel de physique a été décerné au Français Alain Aspect ainsi qu’à l’Américain John F. Clauser et à l’Autrichien Anton Zeilinger pour leurs travaux en mécanique quantique.
Le physicien français travaille à l’Université Paris Saclay et également à Polytechnique.
BREAKING NEWS : L’Académie Royale des Sciences de Suède a décidé de décerner le #PrixNobel de Physique 2022 à Alain…
— Le prix Nobel (@NobelPrize)
Découvrez le tweet
Quand Einstein n’y croyait pas
Le trio de septuagénaires est récompensé pour ses découvertes sur “l’intrication quantique”, un mécanisme où deux particules quantiques sont parfaitement corrélées, aussi éloignées soient-elles, a annoncé le jury Nobel.
La démonstration de cette propriété surprenante a ouvert la voie à de nouvelles technologies dans l’informatique quantique et les communications ultra-sécurisées, ou encore des capteurs quantiques ultra-sensibles qui permettraient des mesures extrêmement précises, comme celle de la gravité dans l’atmosphère.
Cette mécanique déroutante a été prédite par la théorie quantique. Pourtant, même Albert Einstein n’y croyait pas : deux particules jointes au départ, comme des jumelles, pouvaient conserver la marque de leur passé commun et se comporter de la même manière, à distance.
La chimie, prochain prix Nobel
La physique est le deuxième prix de la moisson Nobel, dont les lauréats seront annoncés dans les sept prochains jours. Les récompenses suivantes seront attribuées selon le calendrier suivant :
- Chimie, mercredi 5 octobre à 11h45.
- Littérature, jeudi 6 octobre à 13h
- Pau, vendredi 7 octobre à 11h.
- Economie, lundi 10 octobre à 11h45.
Dix ans de lauréats en physique
Décerné par l’Académie suédoise des sciences, le prix a été décerné l’an dernier à deux experts de la modélisation du changement climatique, l’américano-japonais Syukuro Manabe et l’allemand Klaus Hasselmann, ainsi qu’à l’italien Giorgio Parisi, spécialiste des systèmes physiques complexes.
Devant Syukuro Manabe, Klaus Hasselmann et Giorgio Parisi en 2021, voici les lauréats des dix derniers prix de physique :
- 2021 : Syukuro Manabe (Japon/États-Unis) et Klaus Hasselmann (Allemagne) pour leurs travaux sur la modélisation physique du changement climatique et Giorgio Parisi (Italie) pour ses travaux sur l’interaction du désordre et des fluctuations dans les systèmes physiques à l’échelle atomique à planétaire. .
- 2020 : Roger Penrose (Royaume-Uni), Reinhard Genzel (Allemagne) et Andrea Ghez (États-Unis) pour leurs découvertes sur les “trous noirs” et les secrets de notre galaxie.
- 2019 : James Peebles (USA/Canada), Michel Mayor (Suisse) et Didier Queloz (Suisse) pour leurs travaux sur le cosmos et la première découverte d’une exoplanète.
- 2018 : Arthur Ashkin (États-Unis), Gérard Mourou (France) et Donna Strickland (Canada), pour leurs recherches sur les lasers qui ont permis le développement d’outils de haute précision utilisés dans l’industrie et la médecine.
- 2017 : Rainer Weiss, Barry Barish et Kip Thorne (États-Unis), pour l’observation des ondes gravitationnelles qui confirme une prédiction d’Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale.
- 2016 : David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz (Grande-Bretagne) sur les isolants topologiques, des matériaux “exotiques” qui permettraient dans un futur proche de créer des ordinateurs superpuissants.
- 2015 : Takaaki Kajita (Japon) et Arthur McDonald (Canada) pour établir que les neutrinos, particules élémentaires, ont une masse.
- 2014 : Isamu Akasaki et Hiroshi Amano (Japon) et Shuji Nakamura (USA), inventeurs de la diode électroluminescente (LED).
- 2013 : François Englert (Belgique) et Peter Higgs (Grande-Bretagne) pour leurs travaux sur le boson de Higgs, une particule élémentaire.
- 2012 : Serge Haroche (France) et David Wineland (États-Unis) pour leurs recherches en optique quantique qui permettent la création d’ordinateurs surpuissants et d’horloges extrêmement précises.
Comme le prix d’économie et d’autres prix scientifiques, le prix Nobel de physique souffre d’une pénurie de femmes lauréates, mais peu de noms de femmes faisaient partie des spéculations cette année. Seules quatre femmes ont gagné en physique depuis la création des prix en 1901, la dernière étant l’astrophysicienne américaine Andrea Ghez il y a deux ans.
À voir aussi sur Le HuffPost : Les prix Nobel expliqués en BD
Vous ne pouvez pas voir ce contenu car vous avez refusé les cookies associés au contenu tiers. Si vous souhaitez voir ce contenu, vous pouvez modifier vos préférences.