Poutine prévoit d’annexer officiellement quatre régions de l’Ukraine ce vendredi et menace d’utiliser des armes nucléaires

Affirmant son contrôle sur ces territoires, Moscou a de nouveau menacé mardi de recourir à l’arme nucléaire.

“La Russie a le droit d’utiliser l’arme nucléaire si nécessaire”, a insisté l’ancien président et numéro deux du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev.

Une position confirmée par le porte-parole du Kremlin qui a rappelé la doctrine militaire russe, qui prévoit la possibilité de telles attaques en cas d’attaque sur le territoire russe.

“jamais jamais jamais”

« Je veux être très clair là-dessus : les États-Unis ne reconnaîtront jamais, jamais, jamais les revendications de la Russie sur le territoire souverain de l’Ukraine », a déclaré le président américain, évoquant une « parodie absolue des référendums ».

Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ce comportement “n’a pas sa place dans le monde moderne”.

Vladimir Poutine a assuré jeudi qu’un “ordre mondial plus juste” est en train de se former à travers “un processus difficile”.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a convoqué une réunion d’urgence de son Conseil de sécurité vendredi et a appelé à davantage d’aide de la part de ses alliés.

Une demande à laquelle le Sénat américain a répondu en votant jeudi une nouvelle enveloppe de plus de douze milliards de dollars, avec un volet militaire d’environ trois milliards pour former, équiper et payer les troupes ukrainiennes.

contre-offensive

En fait, l’Ukraine poursuit sa contre-offensive à l’est et au sud. Après avoir repris la majeure partie du nord-est, ses troupes semblent s’employer à reprendre Lyman, une ville de la région de Donetsk et plaque tournante ferroviaire majeure que l’armée russe contrôle depuis mai.

Les forces ukrainiennes ont également repris le contrôle total du passage à niveau de Koupiansk, dans le nord-est, repoussant les troupes russes hors de la rive est de la ville, ont constaté jeudi des journalistes de l’AFP, qui ont aperçu cinq cadavres en uniforme militaire à proximité de véhicules portant des pancartes de reconnaissance russes.

Alors que le mécontentement grandit en Russie face à une mobilisation souvent chaotique, Vladimir Poutine a reconnu jeudi que “les erreurs doivent être corrigées” et a appelé à “rapatrier ceux qui ont été appelés sans raison valable”.

Nouvelles tensions autour des gazoducs

Sur le front international du conflit, ce sont les fuites des mystérieuses explosions des gazoducs Nord Stream 1 et 2 qui ont alimenté de nouvelles tensions russo-occidentales.

Les deux gisements s’opposent désormais après avoir saboté les canalisations sous-marines, une infrastructure cruciale pour l’approvisionnement européen en gaz russe.

M. Poutine a ainsi dénoncé un “acte de terrorisme international” et “un acte de sabotage sans précédent”. Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le sujet est prévue vendredi, à la demande de Moscou.

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