Il est 8 h 45, le mardi 6 août 1985. Dans quelques minutes, deux équipes de rafting mettront à l’eau leurs bateaux et suivront le cours du fleuve Zaïre. Au milieu du Congo, ce géant aquatique est au cœur de l’expédition lancée par un journaliste connu de tous : Philippe de Dieuleveult.
De Dieuleveult et ses coéquipiers se sont réveillés de bonne humeur, prêts à attaquer cette journée ensoleillée du bon pied. Son objectif est de poursuivre sa descente en aval du Zaïre, et ses 50 000 m3 par seconde de débit. Un adversaire monstrueux, deuxième en puissance au monde derrière l’invincible Amazone. En buvant son café, somme toute assez proche d’un jus de chaussette, de Dieuleveult grimace.
Plongez vos pensées dans le flux. Le joueur de 34 ans est un aventurier dans l’âme. Le sang qui coule dans ses veines est celui de l’aventure. C’est pourquoi, de temps en temps, pour se déconnecter du monde parfois inquiétant des médias, il organise des sorties comme celle-ci avec ses amis.
Mais alors que tous ces petits gars se préparent, 2 de ses amis viennent lui dire qu’ils abandonnent. Le but du jour, la traversée des chutes d’Inga, c’est la folie. Les habitants de la région les ont prévenus à leur arrivée : ils sont considérés comme infranchissables.