Publié le dimanche 10 juillet 2022 à 03h07
Par Sudinfo avec Belge
La vaccination contre le monkeypox débutera la semaine prochaine en Belgique et sera dans un premier temps réservée aux professionnels de santé et aux personnes ayant eu un contact à haut risque non protégé avec une personne infectée.
Cette vaccination, facilitée par une première livraison, effectuée ce jeudi, de 3.040 doses de vaccin Jynneos, sera possible dans l’un des neuf centres de référence du pays.
Cette vaccination doit idéalement être effectuée dans les quatre jours suivant le contact. Les personnes non vaccinées contre la variole devraient recevoir deux doses, à au moins 28 jours d’intervalle, a déclaré M. Vandenbroucke (Vooruit) dans un communiqué.
« Il est conseillé aux personnes qui pensent pouvoir bénéficier de la vaccination de contacter leur médecin généraliste ou spécialiste, qui examinera avec le centre de référence si elles y ont droit. Compte tenu du nombre limité de vaccins et des incertitudes actuelles concernant les livraisons supplémentaires, cette vaccination sera réalisée dans des conditions strictes », a précisé le ministre.
Selon lui, la Belgique disposait déjà de 200 doses du vaccin Imvanex de la société danoise Bavarian Nordic. Ce vaccin est autorisé dans l’Union européenne contre la variole, mais peut également être utilisé contre le monkeypox.
Vandenbroucke a confirmé la livraison à la Belgique de 3.040 doses du vaccin Jynneos, la version américaine du vaccin Imvanex, annoncée aujourd’hui à l’agence belge par le bureau de la Commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.
L’Autorité européenne pour la préparation et la réaction aux situations d’urgence (HERA) nouvellement créée a acheté ces vaccins pour l’UE (110 000 doses). Les premières livraisons seront effectuées dans des pays où le nombre de cas est relativement élevé, comme l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal et la Belgique.
Les personnes pouvant être vaccinées doivent être classées en trois catégories :
– travailleurs de la santé après un contact à haut risque non protégé (par exemple, contact prolongé en face à face, blessure en contact avec des fluides corporels d’un patient infecté, exposition à des aérosols) ;
– les personnes immunodéprimées après un contact à haut risque (comme un membre infecté du même foyer ou partageant des vêtements, de la literie ou des ustensiles de cuisine avec un patient irritable) ;
– les personnes après un contact à très haut risque (comme un contact sexuel, un contact peau à peau prolongé avec une personne présentant une éruption cutanée ou une plaie).
Le vaccin est idéalement administré dans les quatre jours suivant l’exposition, selon le communiqué.
En principe, les personnes vaccinées contre la variole ne reçoivent pas de nouveau vaccin, sauf en cas de trouble du système immunitaire.