Michel Pinçon, sociologue de la grande bourgeoisie, est mort à 80 ans

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon au Festival “L’Humanité”, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 17 septembre 2011. JACQUES DEMARTHON / AFP

La sociologie française a perdu l’un de ses représentants les plus illustres. Michel Pinçon est décédé à l’âge de 80 ans, lundi 26 septembre, selon une information publiée par L’Humanité mercredi, et confirmée au Monde par son éditeur, La Découverte.

Ancien directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Michel Pinçon était surtout connu pour ses travaux sur les catégories les plus aisées de la population, menés avec son épouse, Monique Pinçon-Charlot. Als bells barris (PUF, 1989) ou Les Ghettos du gotha ​​​​​​​​(Seuil, 2007) comptent parmi ses œuvres les plus emblématiques. Le duo a su sortir des formats classiques de la sociologie, livrant par exemple, en 2009, une étude de quelques quartiers parisiens présentée sous forme de guide de voyage (Paris : quinze promenades sociologiques, Payot).

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Retraités depuis 2007, les Pinçon-Charlot avaient abandonné la rigueur des canons scientifiques pour se consacrer à des observations plus impressionnistes. Très politisé, le couple était marqué à gauche, et était résolument opposé à Emmanuel Macron, comme en témoigne son livre Le président des ultra-riches (La Découverte, 2019).

“Je rends hommage à ce compagnon de route, grand sociologue, qui n’a cessé, avec Monique, de décrypter le rapport de domination sous toutes ses formes”, a réagi Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français.

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Le monde

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