Mesures de soutien : “chômage crise énergétique”, factures de gaz… voici le plan du gouvernement

Il est prévu que le gouvernement se prononce ce vendredi sur les mesures de soutien pour faire face à la crise énergétique. Pour les entreprises, c’est une question de crise du chômage. Du côté des ménages, on parle d’une réduction sélective des factures de gaz et d’une maîtrise du pétrole.

De gauche à droite, Pierre-Yves Dermagne, Alexander De Croo et David Clarinval. – Belgique. Journaliste au service politique Par David Coppi Publié le 14/09/2022 à 16:35 Temps de lecture : 3 min

Soulager les ménages en réduisant leur facture énergétique ? Les mesures prises jusqu’à présent (comme la mise en place du tarif social de l’énergie) ne font plus de différence, il en faut plus. Et ça a l’air de bouger. L’Union européenne se prépare à agir par un plafonnement des profits excédentaires et une contribution des groupes pétroliers et gaziers (voir par ailleurs). Une double opération qui pourrait contribuer de manière décisive au financement des mesures prévues, à l’étage supérieur, par les différents gouvernements des États membres. Inclut la Belgique. Où, nous dit-on dans la rue de la Loi, le gouvernement fédéral devrait trancher vendredi. Ceci après le “progrès” enregistré en kern, ou commission ministérielle restreinte, qui s’est réunie ce mercredi entre midi et deux heures de l’après-midi.

À quoi s’attendre Quant aux entreprises dites « énergivores » (celles dont les dépenses énergétiques représentent au moins 3 % des coûts totaux de production) qui interrompent ou suspendent leurs activités, elles pourront activer le mécanisme « chômage crise énergétique », ou chômage conjoncturel temporaire. C’est le modèle covid. Ici, les ouvriers, ouvriers et employés toucheront 70 % de leur rémunération, avec un supplément par jour de chômage égal à 6,10 euros. Il y aurait consensus entre les partenaires, mais en toute prudence, la formule, proposée par le ministre de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne (PS), continue d’être étudiée lors des réunions inter-cabinet. Les entreprises, toujours, et là encore en analyse : le report des cotisations à la sécurité sociale, le moratoire sur les faillites -David Clarinval, MR, ministre des Classes moyennes, avait présenté une note de travail au gouvernement à cet égard -ou encore la droite -. passerelle pour les PME.

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À l’allemande

Du côté des consommateurs et des ménages, les partenaires de Vivaldi prévoient, on le confirme, de mettre en place une mesure “en Allemagne” consistant à octroyer un volume de gaz à un prix fixe et réduit. C’est le premier choix d’Alexander De Croo, chef du gouvernement. En d’autres termes, cela se traduira par une facture moins élevée. Tous les partenaires sont d’accord. Son ampleur reste à déterminer. Les techniciens des cabinets ministériels travaillent dur. Comme nous l’avons dit, la limitation des surprofits à l’échelle européenne ainsi que l’éventuelle contribution des groupes pétroliers et gaziers, tout cela devrait aider.


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Les partenaires de Vivaldi eux-mêmes sont cependant moins d’accord, nous dit-on, sur le « sens » de l’aide apportée. En principe, les bénéficiaires du tarif social seront comptés. Aussi, à l’autre bout, les plus riches, c’est-à-dire les revenus qui composent les derniers déciles en matière de fiscalité. Certains – le ministre de l’Economie songeait à une baisse des prélèvements à la source – avaient proposé d’opérer, via la fiscalité générale, une baisse des impôts donc. Mais plusieurs partenaires sont réticents à une action structurelle et pérenne, préférant une opération express et ponctuelle sur un calendrier de crise, et ce sera vraisemblablement l’option retenue. Là encore : il s’agit d’attribuer un second chèque pétrole, de 225 euros.

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