Virginie Calmels, à Bordeaux, le 14 février 2019. MEHDI FEDOUACH / AFP
Virginie Calmels jette l’éponge. Dans Le Journal du dimanche du 2 octobre, l’ancien numéro deux des Républicains (LR) déclare renoncer à se présenter à la tête du parti, dénonçant un vote “partial”.
Le 29 août, la Haute Autorité de LR avait rejeté la candidature de Mme Calmels, arguant qu’elle n’était pas à jour des cotisations du 22 juillet. La décision a été annulée par la justice, mais une autre difficulté s’est alors posée, Virginie Calmels demandant le report des dates des scrutins, prévus les 3 et 4 décembre pour le premier tour, pour avoir le temps de faire campagne – ce que LR a refusé.
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« Ne voulant pas cautionner ces multiples irrégularités judiciaires et ces manœuvres politiques avec ma participation à ces élections, j’ai décidé de me retirer, a-t-il déclaré au JDD. Je m’incline devant cette absurdité. »
Il annonce également sa volonté de ne pas prendre part à la campagne, dont les candidats déclarés sont le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le chef des sénateurs LR, Bruno Retailleau, le secrétaire général de la LR, Aurélien Pradié, et le maire d’Orléans. , Serge Grouard. Ne soutiendra aucun candidat. “La ligne politique que je défends ne sera plus représentée. Une chose est sûre : je ne serai pas du côté de ceux qui défendent l’union des droites et veulent faire de la droite républicaine une auxiliaire de Marine Le Pen ou d’Eric Zemmour. »
“grain de sable”
Selon Virginie Calmels, “certains tirent les ficelles en coulisses pour installer Eric Ciotti à la tête du parti et proclamer immédiatement Laurent Wauquiez candidat LR à la présidence en 2027. Ma candidature était un grain de sable dans les rouages de une scène qui se voulait bien huilée.”
De sensibilité libérale, Mme Calmels est une ancienne assistante d’Alain Juppé à Bordeaux. Il affirme avoir voulu, en se présentant, défendre “une ligne qui est à l’épicentre des droits, à égale distance de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron”.
Ancienne numéro deux de LR, elle a été licenciée en juin 2018 par Laurent Wauquiez, alors chef du parti et en conflit ouvert avec elle. L’ancienne PDG d’Endemol Monde, Virginie Calmels, a rejoint le groupe immobilier de luxe Barnes en 2019 et a lancé une école numérique en 2020.
Le monde avec l’AFP