Ils ont examiné les réponses des participants, les résultats des tests cognitifs et l’imagerie cérébrale d’environ 2 000 enfants de 9 et 10 ans, divisés en deux groupes : ceux qui ne jouent jamais aux jeux vidéo et ceux qui jouent 3 heures ou plus par jour.
Les deux groupes devaient effectuer deux tâches.
Pour la première, des flèches pointant vers la gauche ou vers la droite étaient montrées aux enfants, qui devaient cliquer le plus rapidement possible sur le bouton correspondant.
Ils n’avaient pas non plus à appuyer sur un bouton si un panneau “stop” apparaissait, un moyen de mesurer leur capacité à se contrôler.
Pour la deuxième tâche, on leur montrait un premier visage puis un second plus tard et ils devaient dire s’ils appartenaient à la même personne, testant cette fois leur mémoire de travail, une mémoire à court terme.
Les chercheurs ont découvert que les enfants qui jouaient à des jeux vidéo réussissaient systématiquement mieux leurs tâches.
Les cerveaux des enfants ont été observés pendant les tests. Ceux des joueurs ont montré plus d’activité dans les zones du cerveau associées à l’attention et à la mémoire.
“Les résultats soulèvent la possibilité intéressante que les jeux vidéo offrent une expérience d’apprentissage cognitif avec des effets neurocognitifs mesurables”, concluent les auteurs de l’étude.