Le gouvernement fédéral conclut sa version allégée de la réforme des retraites : voici les décisions

Alexander De Croo a réussi à arracher un accord du jour au lendemain. Il faut avoir travaillé 20 ans pour bénéficier de la pension minimum, mais certaines périodes d’absence ou de maladie seront assimilées à du travail.

Head of Policy Department Par Bernard Demonty Publié le 19/07/2022 à 07:39 Temps de lecture : 3 min

Après plus de 50 heures de réunions depuis samedi, le gouvernement fédéral est finalement parvenu à un accord mardi après minuit sur une version allégée de la réforme des retraites. Ces négociations ont de nouveau été marquées par d’importantes divergences de vues entre les partis de la coalition, notamment entre le PS et le parti du Premier ministre Open VLD. Mais, après des contacts notamment entre le Premier ministre et le président du PS, Paul Magnette, a fini par intervenir un compromis aux accents minimalistes. Pour le PS, l’accord « respecte ses lignes rouges », pour les libéraux, respecte le principe du travail effectif pour avoir droit à une retraite plus élevée. »

Ce sont les grandes lignes, obtenues de bonne source, avant la présentation de tous les détails lors d’une conférence de presse à 9h30.

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Vingt ans de travail pour obtenir le minimum retraite mais…

Les socialistes francophones voulaient dix ans, les libéraux vingt ans. L’engagement définitif prévoit vingt ans, mais avec des aménagements. On parle ici de la pension minimum, que le gouvernement avait décidé de porter à 1 500 euros au début de la législature. Mais les conditions devaient encore être affinées pour en bénéficier. Du côté libéral, il était inconcevable qu’une personne qui n’avait jamais ou très peu de travail puisse y avoir droit. Enfin, vous devez avoir travaillé au moins 20 ans chez 4/5. Cela signifie 250 jours ouvrables par an. Cette norme du travail est valide jusqu’à l’âge de 53 ans. Un régime transitoire est envisagé plus loin. A partir de 54 ans, il faudra justifier de 17 ans de travail, à 55 ans, 14 ans suffiront. La durée de travail requise est réduite chaque année et, à partir de 61 ans, les conditions de temps de travail cessent et le droit à la pension minimale est acquis.

Les congés de maternité, d’allaitement et de paternité sont également pris en compte. Une exception est également faite pour les personnes handicapées. En revanche, les patients de longue durée sont soumis au régime, sauf si leur absence n’excède pas cinq ans sur l’ensemble de leur carrière. Pour les personnes absentes depuis plus de cinq ans, un nombre minimum d’années inférieur est proposé, selon nos confrères de Standaard.

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Une prime de retraite pour ceux qui ne partent pas en retraite anticipée

Pour augmenter l’âge effectif de départ à la retraite, le Gouvernement réintroduit également la prime de retraite, pour les personnes qui décident de ne pas partir en retraite anticipée à 62 ans ou qui travaillent après l’âge légal, actuellement 65 ans. Le montant sera de 2 à 3 euros par jour supplémentaire, ce qui peut atteindre jusqu’à 300 à 500 euros par année supplémentaire travaillée. Le Bureau d’urbanisme est chargé de développer cette prime d’un point de vue technique.

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Un coup de pouce pour les retraites des femmes

Le gouvernement a également voulu prendre en compte la situation des personnes, principalement des femmes, qui ont cessé de travailler pour assurer l’éducation des enfants. Toute personne ayant travaillé à temps partiel avant 2001 (année de l’introduction du crédit temps avec bonifications) aura droit à une journée de travail réduite afin d’obtenir la pension minimale. Ils ne peuvent montrer que 208 et non 250 jours de travail effectif.

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Pas de pension à temps partiel

Enfin, faute d’accord, le gouvernement n’est pas d’accord sur deux autres points de la réforme. La retraite à temps partiel, qui aurait pu compenser la pénurie de certains métiers, la révision de la SNCB et du régime militaire, inadmissible côté socialiste, et la carrière de 42 ans pour les personnes travaillant dès 18 ans. Ces questions sont renvoyées aux partenaires sociaux.

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