Grève interprofessionnelle : transports, école, énergie… à quoi s’attendre mardi ?

La température sociale devrait remonter d’une poignée en début de semaine. Et s’il faut attendre lundi soir pour avoir de vraies tendances, en interne, les quatre syndicats (CGT, FO, FSU et Solidaires) à l’origine de l’appel à la grève de ce mardi sont persuadés que la mobilisation aura une belle suite.

Cette journée d’action pour “l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève” touchera “les raffineries, l’agroalimentaire, les pépinières, les transports publics, l’énergie et le nucléaire, (…) l’éducation, la santé, le commerce.. . . », a-t-il énuméré. Catherine Perret, la secrétaire fédérale de la CGT. Les secteurs où des appels à la mobilisation ont déjà été lancés devraient être les plus touchés.

Transports : à la SNCF, “on n’interdit aucun scénario”

La SNCF, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la mobilisation. Certains TER prévus lundi, en amont du mouvement, ont déjà été annulés. Mais les prévisions devraient être publiées vers 17 heures lundi, une fois que le nombre de cheminots en grève sera connu. “Nous demandons aux syndicats d’organiser des assemblées générales de chantier le 18 et nous n’interdisons aucun scénario pour mener à bien l’action”, a indiqué ces derniers jours le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. SUD-Rail a déjà appelé à une grève reconductible.

Des émeutes sont également à prévoir à la RATP car la CGT a appelé les salariés à la grève. Enfin, les camionneurs pourraient aussi se désengager massivement ce mardi, à l’appel de la fédération CGT des transports. “Les employés du fret routier et, plus particulièrement, ceux qui contribuent au transport des matières dangereuses sont solidaires de la lutte en cours”, a déclaré la fédération, appelant ses militants “à grossir les piquets”.

A l’école et à la maternelle, un jour de congé ?

Dans de nombreuses communes, les mairies ont déjà prévenu les parents en fin de semaine dernière pour les avertir que les activités parascolaires pourraient ne pas être garanties. Les agents territoriaux seront en effet nombreux à se déclarer grévistes mardi.

“Ce qui est certain, c’est que la grève devrait être très populaire chez les Atsem (Aide à l’autonomie des enfants), en maternelle, précise Baptiste Talbot, le coordinateur du Service Public de la CGT. Beaucoup d’entre eux ont suivi le mouvement à la rentrée, mais leurs revendications salariales sont toujours là. Il en va de même pour les garderies où le mouvement doit être suivi de près selon nos informations. »

Qu’en est-il des professeurs ? Les grévistes ont jusqu’à lundi soir pour se déclarer mais déjà, les syndicats disent qu’ils seront nombreux dans les instituts de formation professionnelle où le mouvement était déjà programmé depuis un certain temps.

L’énergie affecte beaucoup, en particulier les centrales nucléaires

Dans le nucléaire, selon la CGT, ce sont désormais neuf centrales, sur les 18 que compte le parc français, qui seraient concernées par des ralentissements de la production ou du maintien de l’électricité, voire des blocages au redémarrage de réacteurs à l’arrêt. .

Le transport et la distribution d’électricité, mais aussi de gaz, pourraient également être touchés à partir de la semaine prochaine, faisant craindre des coupes spécifiques dans certaines entreprises.

Les ordures ménagères attendront… mais pas que

Dans de nombreuses grandes villes – comme Paris, Aix, Marseille (Boques del Rhône), Bordeaux (Gironde), Rouen (Seine-Maritime) ou Toulouse (Haute-Garonne) – la grève devrait être “massivement” suivie de détritus. Hommes Mais ils ne seront pas les seuls, parmi les responsables territoriaux, à arrêter les travaux mardi.

“Au vu des premiers éléments qui nous remontent, il pourrait y avoir beaucoup de grévistes parmi les cheminots, les services techniques mais aussi administratifs ou encore les agents des bibliothèques et ceux des offices HLM, énumère François Livartowski, de la CGT . fonction publique Le mouvement est assez répandu dans l’administration. »

Dassault, Stellantis, Safran… aussi dans le privé

Les travailleurs de l’agroalimentaire – dont 50 000 s’étaient déjà mis en grève fin septembre – pourraient rejoindre massivement le mouvement.

Il en sera de même chez Dassault, Stellantis ou Safran où les augmentations salariales accordées ces derniers mois sont jugées insuffisantes.

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