Les émotions négatives, l’anxiété et la dépression favorisent l’apparition de maladies neurodégénératives et de démence. Mais quel est son impact sur le cerveau et ses effets néfastes peuvent-ils être limités ? Des neuroscientifiques de l’Université de Genève (L’Université de Genève (UNIGE) est l’université publique du canton de Genève en…) (UNIGE) ont observé l’activation (activation peut faire référence à 🙂 du cerveau (Le cerveau est le organe principal du système nerveux central des animaux.Processus cérébraux…) petits et grands face à la souffrance psychologique des autres.
Les connexions neuronales des personnes âgées présentent une inertie émotionnelle importante : les émotions négatives les modifient de manière excessive et durable, notamment au niveau du cortex (En biologie, le cortex (mot latin signifiant écorce) désigne la couche superficielle ou…) postérieure. le cingulaire et l’amygdale, deux régions cérébrales fortement impliquées dans la gestion des émotions et de la mémoire (D’ En général, la mémoire est le stockage de l’information. C’est aussi la mémoire autobiographique…). Ces résultats, pour découvrir une Vieillissement de la natureindiquent qu’une meilleure gestion de ces émotions – par la méditation par exemple – pourrait aider à limiter la neurodégénérescence.
L’image du haut montre les différentes configurations de l’activité cérébrale entre 27 personnes âgées et 29 jeunes pendant les périodes de repos après les vidéos (La vidéo rassemble toutes les techniques, technologies, qui permettent l’enregistrement ainsi que la…) forte émotion (post- HE) et faible émotion (post-LE) dans l’expérience 1. L’image du bas montre les régions du cerveau qui répondent aux périodes de repos après HE > LE, ainsi que le chevauchement (en mécanique quantique, le principe de superposition établit que la même état quantique peut…) de ces activations avec les réponses émotionnelles lors des vidéos HE > LE de l’expérience 2, avec des données (En informatique (IT), une donnée est une description élémentaire, souvent…) de 127 personnes âgées © Figure adaptée de Baez-Lugo et al., 2023, Nature Aging
Les neurosciences (Les neurosciences correspondent à toutes les disciplines biologiques et…) s’intéressent depuis une vingtaine d’années à la façon dont le cerveau réagit aux émotions. “On commence à comprendre parfaitement ce qui se passe lorsqu’un stimulus émotionnel est perçu”, explique le Dr Olga Klimecki, chercheuse au Centre des sciences affectives de l’UNIGE et au Deutsches Zentrum für Neurodegenerative Erkrankungen, dernière auteure de cette étude réalisée dans le cadre d’une recherche européenne (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions menées en vue de…) la recherche co-dirigée par l’UNIGE. « En revanche, la suite reste très mystérieuse. Comment le cerveau passe-t-il d’une émotion à l’autre ? Comment revient-il à son état initial ? La variabilité émotionnelle change-t-elle avec l’âge ? mauvaise gestion de ses émotions ?
Des études antérieures en psychologie ont montré que la capacité à modifier rapidement les émotions est bénéfique pour la santé mentale (La santé mentale est un terme relativement récent et polysémique. Habituellement…). A l’inverse (En mathématiques, l’inverse d’un élément x d’un ensemble muni d’une loi de…), les personnes qui ne les régulent pas et restent longtemps dans le même état émotionnel ont un risque plus élevé de souffrir de dépression “Notre objectif était de déterminer la trace cérébrale (TRACE est un télescope spatial de la NASA conçu pour étudier la connexion entre les…) qui imprime la visualisation de scènes émotionnelles afin d’évaluer la réaction du cerveau, et surtout la récupération de ses mécanismes. Et en particulier chez les personnes âgées, afin d’identifier les différences entre vieillissement normal et pathologique (La notion de vieillissement décrit un ou plusieurs changements fonctionnels qui diminuent…)”, précise Patrik Vuilleumier, professeur au Département de neurosciences fondamentales de l’Université Faculté de médecine (La médecine (du latin medicicus, “qui guérit”) est science et…) et au Centre interfacultaire des sciences affectives de l’UNIGE, qui a co-dirigé ces travaux.
Tous les cerveaux ne sont pas créés égaux
Les scientifiques ont montré aux volontaires de courts extraits de reportages télévisés montrant des personnes en état de douleur émotionnelle – lors d’une catastrophe, par exemple – ainsi que des vidéos au contenu émotionnel neutre afin d’observer leur activité cérébrale grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (en mathématiques, le terme fonctionnel fait référence à certaines fonctions…). Dans un premier temps (le temps est un concept développé par l’être humain pour appréhender le…), l’équipe a comparé un groupe de 27 personnes de plus de 65 ans avec un groupe de 29 personnes d’environ 25 ans. La même expérience a ensuite été reproduite avec 127 personnes âgées.
“Les personnes âgées en général ont une configuration différente de l’activité cérébrale et de la connectivité (En mathématiques, le différent est défini dans la théorie algébrique de…) les jeunes”, explique Sebastian Baez Lugo, chercheur (Une chercheuse (fém. chercheuse) fait référence à une personne dont la mission est d’enquêter…) dans le laboratoire de Patrik Vuilleumier et premier auteur de cet ouvrage. “Cela se remarque surtout au niveau de l’activation du réseau (Un réseau informatique est un ensemble d’équipements connectés les uns aux autres pour échanger…) le mode par défaut, un réseau cérébral fortement activé en phase (Le mot phase peut avoir diverses significations, il est utilisé dans divers domaines et…) du repos. Son activité est fréquemment altérée lors d’états dépressifs ou anxieux (L’anxiété est pour la psychiatrie phénoménologique biologique et…), suggérant qui participe à la régulation (Le terme régulation désigne dans son sens spécifique à une discipline technique, qui est…) des émotions Chez les personnes âgées, faisant partie de ce réseau, le cortex cingulaire postérieur, lié à la mémoire autobiographique, montre une augmentation de ses connexions avec l’amygdale, liée à la traitement de stimuli émotionnels importants. , et ces connexions sont plus fortes chez les sujets présentant des scores élevés d’anxiété, de rumination ou de pensées négatives.
Empathie et vieillissement
Les personnes âgées, cependant, ont tendance à mieux réguler leurs émotions que les personnes plus jeunes et à se concentrer plus facilement sur les détails positifs, même lors d’un événement négatif. Mais des changements de connectivité entre le cortex cingulaire postérieur et l’amygdale pourraient indiquer une déviation par rapport au phénomène normal du vieillissement, accentué chez les personnes qui montrent plus d’anxiété, de rumination et d’émotions négatives. Cependant, le cortex cingulaire postérieur est l’une des régions les plus touchées par la démence, suggérant que la présence de ces symptômes pourrait augmenter le risque de maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d’un organisme vivant, animal…) . .
“Est-ce que le dérèglement émotionnel et l’anxiété augmentent le risque de démence (La démence (du latin demens) est une diminution acquise des capacités cognitives…) ou l’inverse ? Pour l’instant (Le moment fait référence au plus petit élément constitutif de Le moment est non…, on ne sait pas”, souligne Sebastian Baez Lugo. “Notre hypothèse est que les personnes les plus anxieuses n’auraient pas ou n’auraient pas plus de capacité de distanciation émotionnelle. Le mécanisme de l’inertie émotionnelle dans le contexte du vieillissement s’expliquerait alors par le fait que le cerveau de ces personnes reste “figé” dans un état négatif reliant la souffrance des autres à leurs propres souvenirs émotionnels.
La méditation, une solution ?
Serait-il possible de prévenir la démence en agissant sur ce mécanisme d’inertie émotionnelle ? L’équipe de recherche mène actuellement une étude d’intervention de 18 mois (Le mois (du latin mensis “mois”, et plus tôt au pluriel. “menses”) est une période de temps…) afin d’évaluer les effets de l’apprentissage (Apprendre est l’acquisition d’un savoir-faire, c’est-à-dire le processus…) d’une langue étrangère (Une langue étrangère est une langue qui n’est pas la mère d’une personne, si…), d’une part, et la pratique de la méditation, d’autre part. “Afin d’affiner encore nos résultats, nous comparerons également les effets de deux types de méditation : la pleine conscience, qui consiste à s’ancrer dans le moment présent pour se focaliser sur ses ressentis, et la dite compassion”, qui vise à augmenter activement émotions envers les autres », complètent les auteurs.
Cette recherche s’inscrit dans une grande étude européenne, MEDIT-AGEING, qui vise à évaluer l’impact des interventions non pharmacologiques pour mieux vieillir.
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