États-Unis : Donald Trump annonce sa candidature à la présidentielle de 2024

L’ancien président américain Donald Trump le mardi 15 novembre à Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride. JONATHAN ERNST / REUTERS

Donald Trump s’est lancé, mardi 15 novembre, dans la course à la Maison Blanche, lançant une campagne qui s’annonce impitoyable dans son camp républicain, meurtri et divisé par la déception de la dernière élection.

L’ancien président a présenté aux autorités électorales américaines sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, une première étape officielle, avant de prononcer un discours dans la grande salle de réception de sa luxueuse résidence Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride. “J’annonce ma candidature à l’élection présidentielle”, a-t-il déclaré devant un parterre de militants engagés.

Lors de son allocution, Donald Trump a assuré que les Etats-Unis sont “de retour”. L’homme d’affaires est revenu en termes idylliques sur son premier mandat, décrivant un pays en paix, prospère et respecté sur la scène internationale, et a promis que Joe Biden “ne passerait pas encore quatre ans” à la Maison Blanche. “Joe Biden incarne les échecs de la gauche et la corruption de Washington”, a accusé l’ancien président.

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Cette nouvelle candidature est la troisième du septuagénaire à la Maison Blanche. Arrivé au pouvoir en novembre 2016 créant le plus grand choc politique moderne, Donald Trump avait fait fi de toutes les manières durant sa présidence. En 2021, il a quitté Washington dans le chaos après avoir échoué à se faire réélire contre Joe Biden, une défaite qu’il n’a jamais reconnue.

Elle laisse également présager un possible remake de l’élection présidentielle de 2020 : le président Biden a récemment réaffirmé son “intention” de briguer un second mandat, même s’il s’est bien gardé de reporter toute décision finale à l’année prochaine.

Performance mitigée du camp républicain en pleine législature

Des rumeurs ont circulé ces dernières semaines sur une annonce imminente de Donald Trump, l’ancien président de l’époque déterminé à parier sur le succès attendu des républicains aux élections du 8 novembre pour reprendre le pouvoir.

Mais la “vague géante” prédite avec beaucoup d’aplomb par les conservateurs est loin de se concrétiser : le Parti démocrate du président Biden s’est assuré ce week-end le contrôle du Sénat, et pourrait même élargir sa majorité, déjouant les prédictions des sondeurs. Très probablement, les républicains prendront le contrôle de la Chambre des représentants aux démocrates, mais avec une majorité nettement plus faible que prévu.

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Cette performance plus que mitigée du Grand Old Party (GOP), notamment des candidats nommés par Donald Trump, a assombri la réputation du roi de la tribune. Plusieurs voix influentes du camp conservateur ont également demandé au magnat de l’immobilier de prendre ses distances avec la direction républicaine, jetant une ombre sur ses projets présidentiels.

DeSantis, nouvelle star de la droite dure

Une partie de l’électorat conservateur s’est déjà tournée vers un autre candidat possible à la Maison Blanche et résident de Floride : son gouverneur, Ron DeSantis. Le quadragénaire, nouvelle star de la droite dure, qui s’en va, renforcé par les élections de mi-mandat, a assuré que son combat “ne fait que commencer”. Et il n’a cessé de dénoncer, mardi, la “performance extrêmement décevante” du reste de son camp dans cette élection, se gardant toutefois de nommer directement Donald Trump.

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Avec l’ancien vice-président de Donald Trump Mike Pence, son ancien chef de la diplomatie Mike Pompeo, le gouverneur de Virginie Glenn Youngkin… la bataille pour l’investiture républicaine s’annonce âpre.

Mais l’ancien président reste indéniablement populaire auprès de sa base pour l’instant, une marée de bonnets rouges qui continue d’affluer dans ses meetings de campagne. La plupart des sondages lui donnent toujours le vainqueur d’une primaire républicaine.

Cependant, il y a un obstacle entre Donald Trump et la Maison Blanche : les nombreux problèmes juridiques de l’homme d’affaires pourraient finir par le disqualifier.

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Le monde avec l’AFP

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