Espace : le télescope James Webb détecte pour la première fois du CO2 dans l’atmosphère d’une exoplanète

La planète, nommée WASP-39 b, découverte en 2011, est une géante à gaz chaud. La vie telle que nous la connaissons y serait impossible, mais cette découverte conforte l’idée que de telles observations peuvent aussi être faites sur des planètes rocheuses.

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Publié le 25/08/2022 à 22:49 Mis à jour le 25/08/2022 à 22:51

Temps de lecture : 1 mn.

Une découverte prometteuse. Le télescope spatial James Webb a pour la première fois détecté la présence de CO2 dans l’atmosphère d’une exoplanète, c’est-à-dire une planète extérieure à notre système solaire, a annoncé la Nasa ce jeudi 25 août.

La planète, nommée WASP-39b, découverte en 2011, est une géante à gaz chaud. La vie telle que nous la connaissons y serait impossible, mais cette découverte conforte l’idée que de telles observations peuvent également être effectuées sur des planètes rocheuses dans le but ultime de déterminer si l’une d’entre elles abrite des conditions favorables à la vie.

Reprenez votre souffle : Webb a capturé la première preuve claire de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère d’une planète en dehors de notre système solaire ! WASP-39 B est une géante gazeuse en orbite proche d’une étoile semblable au Soleil à 700 années-lumière : pic.twitter.com/abJvqxfLdG

– Télescope Webb de la NASA (@NASAWebb) 25 août 2022

“Pour moi, c’est une porte qui s’ouvre sur les études futures des super-Terres, voire des Terres”, a déclaré Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et l’un des nombreux co-auteurs de cet ouvrage. , qui sera publié dans la revue scientifique Nature.

La détection du CO2 nous permettra également d’en savoir plus sur la formation de cette planète, précise la Nasa. Située à 700 années-lumière, elle représente environ le quart de la masse de Jupiter et est très proche de son soleil. Les télescopes Hubble et Spitzer avaient déjà détecté de la vapeur d’eau, du sodium et du potassium dans l’atmosphère de cette planète, mais James Webb a pu aller plus loin grâce à son extraordinaire sensibilité infrarouge.

Dans le communiqué de presse de la NASA, Zafar Rustamkulov de l’université Johns Hopkins a expliqué son ressenti lorsque la présence de CO2 est devenue apparente : “C’était un moment particulier, le franchissement d’un cap dans la science des exoplanètes”.

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