Un premier fonds créé en 2018, qui devait initialement durer jusqu’en 2025, disposait d’un budget total de 350 millions d’euros.
Quatre ans après le lancement du premier plan vélo, alors qu’elle était ministre des Transports, Elisabeth Borne, aujourd’hui à Matignon, a décidé de changer de cap. Initialement doté d’un budget de 350 millions d’euros sur sept ans (2018-2025), le dispositif va désormais bénéficier de “250 millions d’euros en 2023”. Il sera notamment évoqué les points clés qui ont permis le succès du premier et, notamment, l’aide à l’acquisition, “nous la maintiendrons”, a confirmé la présidente lors de la conférence de presse, rappelant qu’elle avait permis le 2021 font du Queen « le moyen de transport le plus vendu ».
Ce deuxième volet vise à aller plus loin avec la création d’un “comité interministériel du vélo”, qui regroupera tous les ministres concernés, sera également lancé à l’automne et se réunira tous les six mois. Par ailleurs, le gouvernement espère créer une filière nationale du vélo qui aille du “montage au recyclage en passant par la réparation”, a souligné Elisabeth Borne.
Le reste des axes du plan précédent seront maintenus, comme le développement des pistes cyclables, dont “14.000 km ont été réalisés grâce au plan vélo”, a souligné le chef du gouvernement. Le “fonds de mobilité active”, qui permet le financement des infrastructures, sera encadré “dans une logique de contractualisation avec les collectivités, pour garantir que les investissements soient ciblés et efficaces. Il sera doté de 250 millions d’euros d’ici 2023 ; 200 millions seront dédiés aux infrastructures et 50 millions d’euros au stationnement”, selon Matignon. “La dotation pluriannuelle est à définir, car elle s’inscrira dans la réflexion globale sur les infrastructures de transport, basée notamment sur le conseil d’orientation des infrastructures qui sera livré cet automne”, selon cette source.
Augmenter les pistes cyclables
Fin 2018, le gouvernement d’Édouard Philippe, dont Élisabeth Borne était alors ministre des Transports, avait annoncé un “plan vélo” national qui instituait notamment un fonds de 350 millions d’euros sur sept ans (2018-2025), complété par 150 millions d’euros supplémentaires pour le plan de relance décidé après la pandémie de Covid-19.
Selon le site du ministère de l’Ecologie, “les 5 premiers appels à projets lancés entre 2019 et 2022 ont été un succès complet avec 933 projets lauréats pour un total de 365 millions d’euros de subventions. Ainsi, 599 territoires ont pu bénéficier d’un accompagnement pour la mise en place de projets de pérennisation des pistes cyclables de transition, la création de pistes cyclables sécurisées et la réduction des discontinuités d’itinéraires ».
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Le plan vélo, qui court désormais jusqu’en 2027, vise également à rapprocher le dispositif “savoir faire du vélo” de toute la tranche d’âge du primaire, dont ont bénéficié 160 000 enfants ces trois dernières années.
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