L’équipe a mis au point une solution aqueuse à laquelle ils ont ajouté des déchets organiques en broyant des peaux de tomates et des épis de maïs, en les mélangeant avec de la pulpe de bois et de petits morceaux de papier de coton, puis en trempant ce mélange dans de l’eau. L’introduction de microproduits et de nanoparticules a alors provoqué une réaction chimique, activant le processus de séparation nécessaire à l’extraction des échantillons de néodyme.
Si cette méthode est déployée à grande échelle, les chercheurs pensent qu’elle pourrait à la fois réduire la masse de déchets électroniques et limiter le minage nécessaire pour obtenir ces composants équipant nos appareils du quotidien.
“Dans un avenir proche, nous voulons tester notre procédé sur des échantillons industriels réalistes”, explique Amir Sheikhi, professeur adjoint de génie chimique qui a dirigé les travaux. Son équipe espère également étendre cette technique à d’autres métaux précieux comme l’or et l’argent.
Selon une enquête commandée par le groupe parlementaire européen des Verts/ALE et publiée en décembre 2021, 40 % de l’empreinte environnementale numérique de l’Europe est due à l’épuisement des ressources métalliques et à l’utilisation des ressources fossiles nécessaires à la fabrication des appareils électroniques.