De nouvelles images spectaculaires capturées par le télescope James Webb

Le télescope James Webb a capturé la première image de la nébuleuse d’Orion, la pépinière d’étoiles la plus proche de notre galaxie, à environ 1 350 années-lumière de la Terre.

© BelgaImage

De nouvelles images spectaculaires du télescope spatial James Webb montrent lundi la nébuleuse d’Orion, dont l’amas de gaz et de poussière d’étoiles forme une énorme créature ailée avec une étoile brillante en son centre. Situé à 1 350 années-lumière de la Terre, cet objet céleste semble constituer un environnement similaire à celui dans lequel notre système solaire est né il y a 4,5 milliards d’années.

Ainsi, l’équipe internationale de chercheurs qui a publié ces images inédites a pour objectif d’étudier ces données pour mieux comprendre les conditions qui ont prévalu lors de la création de notre système.

A 1350 années lumière, des étoiles se forment, dans le gaz et la poussière. De nouvelles images du télescope spatial James Webb permettent de voir à travers la poussière et d’admirer de jeunes étoiles et des filaments là où d’autres vont se former ! pic.twitter.com/fXn78IryJt

– Éric Lagadec (@EricLagadec) 12 septembre 2022

Stupéfiant

La capture de ces images fait partie d’un des programmes d’observation prioritaires de James Webb et a impliqué plus d’une centaine de scientifiques de 18 pays, avec l’aide du CNRS en France, de la Western University au Canada et de l’Université du Michigan.

“Nous sommes impressionnés par les images spectaculaires de la nébuleuse d’Orion”, a déclaré l’astrophysicienne de l’Université Western Els Peeters dans un communiqué. “Ces nouvelles observations nous permettent de mieux comprendre comment les étoiles massives transforment les nuages ​​de gaz et de poussière dans lesquels elles sont nées.”

© CNES

Généralement impossible à observer

Les nébuleuses sont obscurcies par de grandes quantités de poussière qui les rendent impossibles à observer en lumière visible avec des télescopes tels que Hubble, le prédécesseur de James Webb. Ce dernier dispose d’outils qui captent la lumière infrarouge du cosmos et nous permettent de voir à travers ces couches de poussière. Cela a révélé des structures grandioses jusqu’à une échelle d’environ 40 UA, une UA qui correspond à peu près à la distance entre la Terre et le Soleil.

Parmi eux se trouvent une série de filaments denses de matière qui pourraient supporter la naissance d’une nouvelle génération d’étoiles ainsi que des systèmes stellaires en formation, formés par une étoile centrale entourée d’un disque de poussière et de gaz, au sein duquel se forment les planètes.

“Nous espérons pouvoir comprendre tout le cycle de naissance d’une étoile”, explique Edwin Bergin, astrophysicien de l’Université du Michigan. Joyau d’ingénierie de 10 milliards de dollars, le télescope James Webb effectue ses observations à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

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