Elle espérait montrer un visage bien différent qu’il y a quatre ans en Russie. Jusqu’ici, tout va bien. L’Allemagne, en revanche, a montré des manquements assez similaires à ceux qui avaient provoqué leur sortie du premier tour de la Coupe du monde 2018, quatre ans après leur sacre au Brésil. Leur fragilité défensive, illustrée par les deux buts encaissés lors de leur défaite contre le Japon (1-2). Et leur inefficacité offensive, traduite par les statistiques : 26 tirs dont 9 cadrés, pour un seul but marqué. Une attaque au demi-poste est peut-être le problème le plus inquiétant de la formation de Hansi Flick.
La tendance n’est pas nouvelle. Et les promesses d’une campagne qualificative réussie dans ce secteur (36 buts marqués en 10 matches) ne se sont pas tenues en 2022. Confrontée à une opposition un peu plus corsée depuis le début de l’année en Ligue des Nations, l’Allemagne est retombée dans sa voie. . en attaque A l’exception du carton contre l’Italie (5-2), et donc contre le Japon, le quadruple champion du monde n’a jamais dépassé la barre des 12 tirs en un match lors de ses cinq sorties de plus depuis le début de l’année civile.
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Tendance à la caricature
Le manque d’efficacité en attaque n’est pas le seul problème de l’Allemagne. Il domine la plupart du temps territorialement, la plupart du temps il a le ballon, mais cela ne se traduit pas toujours par des occasions, encore moins des buts. L’équipe d’Hansi Flick a tendance à se rapprocher de son plan de match sans parvenir à changer de rythme pour déstabiliser l’adversaire. Il manque de variété et de verticalité, utilise rarement la profondeur, et devient ainsi trop facilement lisible par l’adversaire.
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L’Allemagne a donc une tendance de plus en plus marquée à se caricaturer, un peu comme l’Espagne avec son « tiki-taka » après la période glorieuse durant laquelle elle a remporté deux titres européens et un trophée mondial entre 2008 et 2012 Le départ de Joachim Löw après un parcours toujours décevant L’Euro 2021, avec une élimination en huitièmes de finale de la compétition, n’a pour autant pas changé la donne. Flick n’a pas encore réussi à trouver les solutions pour redonner une force d’attaque offensive à une formation qui ne manque pas d’arguments en attaque.
Tous les profils nécessaires… ou presque
C’est aussi la chose la plus frustrante pour les Allemands. Son potentiel offensif est indéniable, mais il semble invariablement sous-exploité. Il a de la créativité dans l’entrejeu avec Joshua Kimmich ou Ilkay Gündogan, des joueurs capables de faire des différences importantes dans les 30 derniers mètres comme Jamal Musiala ou Julian Brandt, des accélérateurs pour faire exploser la défense adverse comme Serge Gnabry ou Leroy Sané, qui pourraient revenir contre. l’Espagne, et un attaquant qui a amplement démontré ses qualités de finisseur de la Coupe du monde avec Thomas Müller.
Le joueur du Bayern est arrivé affaibli au Qatar et s’est fait sentir dans sa contre-performance contre le Japon. Son cas est problématique. Si l’Allemagne ne manque pas de profils variés en attaque, elle souffre néanmoins de l’absence d’un véritable avant-centre capable d’asseoir sa domination dans le jeu. Le choix de Flick d’aligner Kai Havertz dans un rôle de “faux-neuf” que le joueur de Chelsea habituellement . occuper dans le club peut être ouvert à la discussion. Il n’évolue pas vraiment dans le registre des attaquants de surface dont l’Allemagne semble parfois avoir tant besoin.
L’Espagne, l’exemple à suivre
Flick a vu ses décisions contestées outre-Rhin, malgré le désintérêt évident du public allemand pour cette Coupe du monde. L’Italien Lothar Matthaüs, champion du monde 1990, a surtout milité pour le mandat de Niclas Füllkrug face à l’Espagne afin de remédier aux problèmes offensifs de l’Allemagne. L’avant-centre du Werder Brême manque clairement d’expérience internationale, mais a le profil de buteur qui manque à son équipe et peut compter sur son début de saison tonitruant, avec 10 buts en 14 matches de Bundesliga.
Il est une option à envisager, comme le jeune prodige Youssoufa Moukoko, pour le coach allemand. Il sera plus que jamais en première ligne lors d’un match de double ou de relégation face à l’Espagne. Une équipe qui, contrairement à l’Allemagne, a parlé de sa puissance d’attaque offensive pour son entrée dans le tournoi face au Costa Rica (7-0). Une équipe qui entretient un succès historique lors de la dernière rencontre entre les deux équipes il y a deux ans (6-0). Une équipe qui s’est réinventée. Bref, c’est l’exemple à suivre pour l’Allemagne. Pour les hommes de Flick, c’est le moment ou jamais de s’inspirer.
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