Coupe du monde 2022 : Dans un climat étouffant, les États-Unis éliminent l’Iran

Le capitaine Tyler Adams tombe dans les bras de Weston McKennie lors de la victoire 1-0 des États-Unis sur l’Iran le 29 novembre 2022 au stade Al-Thumama au Qatar. PATRICK T. FALLON / AFP

Il y avait une drôle d’ambiance mardi soir près du stade Al-Thumama. Une ambiance pesante, parfois violente, qui n’était pas seulement due au pari d’un match décisif entre deux équipes pour une qualification en huitièmes de finale d’une Coupe du monde.

Dans la nuit du Qatar, les Etats-Unis ont remporté une courte et décisive victoire face à l’Iran dans un climat suffocant – à l’extérieur comme sur le terrain – grâce à un but de leur star Christian Pulisic (1-0). Après de longues pauses, les supporters américains ont enfin pu entendre leur “USA, USA”, couvert jusque-là par l’immense public iranien, qui a produit un niveau sonore assourdissant et constant tout au long du match.

Et ce sont les “Boys” – la deuxième équipe la plus jeune du tournoi, avec une moyenne d’âge de 25,15 ans – qui ont remporté le droit d’affronter les Pays-Bas au deuxième tour samedi. Il s’agit de la troisième qualification consécutive pour les huitièmes de finale, après celles de 2010 et 2014. En 2018, les footballeurs américains sont restés chez eux.

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Attaques en fin de match

Cette rencontre ne ressemblait en rien à un match classique. D’abord parce que ces deux États entretiennent des relations diplomatiques compliquées. Mais aussi à cause du contexte actuel en Iran : depuis le début de la révolte des femmes iraniennes, au moins 452 manifestants ont été tués et plus de 18 000 arrêtés, selon Human Rights Activists in Iran.

Les joueurs de l’équipe nationale iranienne en ont subi les conséquences depuis le début du tournoi, leur comportement a été espionné et ils ont été confrontés aux questions politiques des médias étrangers. Après s’être tus en début de match face à l’Angleterre, ils ont également entonné leur hymne national avant de jouer face au Pays de Galles puis à nouveau face aux Etats-Unis. Sous la contrainte et les menaces du régime, selon les informations de Téhéran.

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Avant la rencontre, les forces de police qataries patrouillaient en nombre. Et une chose curieuse s’est produite. Les hommes se sont rapprochés alors que des partisans iraniens répondaient aux interviews, surveillant les commentaires. Faraj, un irano-américain de 61 ans, déclare : « Si vous regardez autour du stade, vous pouvez voir que le régime iranien a envoyé beaucoup d’agents ici. Il y en a des centaines. On les reconnaît à leur façon de s’habiller et à leur comportement. »

Les contrôles ont été plus durs que lors du premier match, où de nombreuses Iraniennes ont pu montrer leur soutien aux femmes de leur pays. “Pour ce tiers, les autorités sont très bien organisées. J’ai dû enlever mon autocollant “Women Life Freedom”. Mais j’en avais un autre et je l’ai rebranché », explique Faraj.

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