L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi avoir renommé des variantes du monkeypox, en remplaçant les noms de régions africaines par des chiffres romains, jugés stigmatisants.
Ces nouvelles variantes de nom permettent de prendre acte de la réalité actuelle de la maladie. Bien qu’elle ait longtemps été confinée à dix pays africains, la grande majorité des nouveaux cas ont été détectés ailleurs dans le monde cette année, notamment aux États-Unis, en Europe et au Brésil.
Dans un communiqué, l’OMS indique également qu’elle mène un vaste processus de consultation en ligne pour changer le nom de la maladie, également considérée comme trompeuse et discriminatoire, car le virus n’est pas seulement lié aux singes mais s’est manifesté chez de nombreux animaux, en particulier les rongeurs. .
Clade I, Clade II…
Quant aux variantes, aussi appelées clades, elles portaient jusqu’à présent le nom de régions ou de pays d’Afrique, avec la souche ouest-africaine et celle du bassin du Congo (Afrique centrale), cette dernière bien plus meurtrière que sa cousine.
Début juin, une trentaine de scientifiques, dont beaucoup venus d’Afrique, ont écrit une tribune pour demander le changement de ces noms, estimant urgent de mettre en place “une nomenclature qui ne soit ni discriminatoire ni stigmatisante”. Ils ont été entendus par l’OMS, qui a réuni le 8 août des virologues et des experts en santé publique pour parvenir à un consensus sur une nouvelle terminologie.