Ce que l’on sait du meurtre de Vanessa, la jeune fille de 14 ans tuée à Tonneins

Le corps d’une jeune fille de 14 ans a été retrouvé vendredi dans une maison abandonnée du Lot-et-Garonne, à la suite des aveux d’un homme de 31 ans qui a également reconnu l’avoir abusée sexuellement.

Vanessa, une adolescente de 14 ans portée disparue depuis vendredi, a été retrouvée morte le lendemain dans une maison abandonnée à Tonneins (Lot-et-Garonne). Un peu plus tôt, un homme de 31 ans avait été interpellé et détenu dans la nuit de vendredi à samedi. Lors de son audition, il a rapidement reconnu avoir agressé sexuellement la lycéenne, qu’il ne connaissait pas, avant de la tuer.

Une écolière d’origine espagnole

Vanessa, 14 ans, était une jeune femme d’origine espagnole formée à l’école de Germillac de Tonneins, dans la filière UP2A (dispositif d’aide aux élèves récemment arrivés en France pour apprendre le français) où elle a appris le français.

Elle était l’aînée de trois enfants et avait un frère et une sœur plus jeunes âgés de 10 et 12 ans. Toute la famille est restée sous le choc samedi : sa mère a dû être brièvement hospitalisée dans la nuit de vendredi à samedi.

Une mystérieuse disparition après avoir quitté l’université

Vendredi midi, Vanessa quitte son université. Mais ses parents, ne la voyant pas revenir, signalent sa disparition en fin d’après-midi, à 18h45. Le parquet a indiqué en conférence de presse ce samedi que cet appel avait été pris “immédiatement” au sérieux par les gendarmes.

Par la suite, les chercheurs ont visionné pendant deux heures toutes les images des 28 caméras de vidéosurveillance de la commune de Tonneins, dans lesquelles ils ont réussi à localiser Vanessa. À 13h00, la jeune fille apparaît dans une image marchant dans une rue, alors qu’elle semble rentrer chez elle après l’université. Des images de vidéosurveillance montrent ensuite un véhicule qui passe, mais à aucun moment l’adolescent n’est vu monter dans la voiture.

Un homme de 31 ans a été arrêté

Puis, dans le cadre de l’enquête, les gendarmes passent au crible toutes les plaques d’immatriculation de leurs dossiers, ainsi que les titulaires de plaques d’immatriculation des véhicules.

A ce moment apparaît le nom d’un homme : un individu de 31 ans qui travaille comme intérimaire et habite Marmande a été interpellé vendredi à 22h45 et placé en garde à vue. Le procureur a décrit samedi qu’un homme n’était pas “insociable” et avait un logement.

Lorsque les gendarmes arrivent chez lui, il leur dit : « Je sais pourquoi vous êtes ici. Il a été placé en garde à vue vendredi à la brigade d’enquête de Marmande. Selon nos informations, ce samedi soir a été prolongé par le parquet. C’est pourquoi une perquisition a été faite à son domicile et une enquête de quartier a été lancée.

Un individu déjà connu de la police

Le procureur d’Agen a précisé que le suspect était déjà connu des services de police. Ce dernier avait été condamné en septembre 2008 par le tribunal de Rochefort pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. Les événements remontent à 2006.

Il avait été condamné à 15 jours de prison ferme avec sursis pour une période de 2 ans et n’avait aucun suivi socio-judiciaire. Depuis lors, on n’avait plus parlé de cet homme pour des questions sexuelles. Uniquement pour les actes de vol et de dégradation.

Des aveux rapides en garde à vue

Selon nos informations, lors de son premier jour de garde à vue, le suspect a avoué avoir agressé sexuellement la jeune fille de 14 ans, qu’il ne connaissait pas, dans sa voiture. Ils se trouvaient alors dans un autre village que Tonneins.

Son avocat a affirmé samedi soir que son client s’était montré « coopératif » dans le cadre de sa garde à vue. “Il répond aux questions qui lui sont posées, les auditions sont longues et vont durer une grande partie de la nuit”, a expliqué Sophie Grolleau à notre micro, précisant que le mobile du suspect était encore inconnu à ce stade.

Une autopsie a été pratiquée dans les jours suivants

Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime en début de semaine prochaine, et les enquêteurs attendent toujours le retour des tests toxicologiques sur le suspect. Une cellule psychologique a été ouverte à l’université de la jeune femme.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV

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