Il fera chaud cette semaine. Très chaud. Avec des températures dépassant les 30 degrés. Évidemment, cela aura des répercussions sur votre travail. Mais la question que l’on peut se poser dans ces circonstances est : à partir de quelle température l’employeur doit-il prendre des mesures pour permettre à ses salariés de supporter la chaleur ?
Dans un communiqué, le Syndicat neutre des indépendants (SNI) fait le point. En réalité, tout dépend de la pénibilité du métier, mais aussi d’une température mesurée avec précision et tenant compte de divers éléments, comme l’humidité ou la vitesse du vent.
« Tout d’abord, pour éviter tout malentendu, ce n’est pas la température perçue qui compte. Pour un employé, 25 degrés, c’est trop chaud, pour un autre, 30, c’est encore très supportable.explique le SNI “Cependant, il ne sera pas utile de mesurer la température avec un simple thermomètre. La loi stipule clairement que la température doit être mesurée avec un thermomètre à globe humide (WBGT). Ce thermomètre tient également compte de l’humidité de l’air et la température de rayonnement des objets à proximité du lieu de travail. Les valeurs mesurées sont inférieures d’environ 5° à la température d’un thermomètre normal. Plus l’air est sec, plus il doit être chaud pour dépasser les valeurs maximales.
Rappelons que l’on distinguera alors les métiers dits « légers » (de type bureau) et les métiers « lourds » (in situ par exemple). Dans le tableau ci-dessous, le SNI indique, selon les professions, les températures à partir desquelles l’employeur doit prendre des mesures pour assurer le bien-être de ses travailleurs. On constate que celle-ci varie entre 18° WBGT pour les opérations dites “lourdes” et 29° WBGT pour les opérations “légères”.
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