Brésil : après sa défaite, Jair Bolsonaro appelle enfin ses partisans à “débloquer les routes”

Ils nient le résultat de l’élection présidentielle. Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé mercredi 2 novembre à travers le Brésil pour exiger une intervention militaire contre Luiz Inacio Lula (Parti des travailleurs), élu président du pays trois jours plus tôt. Des manifestations de ce type ont eu lieu principalement à Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia, la capitale.

“Lula, voleur, ta place est en prison”, scandaient par exemple les manifestants à Rio devant le commandement militaire de la ville. A São Paulo, des milliers de bolsonariens ont manifesté devant le commandement militaire du sud-est, réclamant l’intervention de l’armée aux cris d'”intervention fédérale immédiate”, a déclaré un journaliste de l’AFP.

Marche d’intervention fédérale sur le chemin du pont Hercilio Luz à Florianópolis. pic.twitter.com/SSguAmTFZD

— M.❤ (@amykaellasc) 2 novembre 2022

La mobilisation a été particulièrement importante dans l’Etat de Santa Catarina, où le président sortant d’extrême droite a réalisé son meilleur score (près de 70% des suffrages). Certains manifestants ont également déclaré ne pas reconnaître le résultat de l’élection, la qualifiant de “frauduleuse”. Des attentats qui font écho au discours de défaite prononcé mardi 1er novembre par Jair Bolsonaro.

Mercredi en début d’après-midi, aucune violence n’avait été signalée dans le pays, qui célébrait un jour férié. Mais la moitié des États du pays signalent toujours des blocages sur certaines de leurs routes. Des confinements organisés au lendemain de la présidentielle par des partisans de Bolsonaro, mécontents du résultat du vote.

Le nombre de coupes a cependant été presque divisé par deux mercredi. Selon la Police fédérale des routes (PRF), environ 150 barrages routiers ont été enregistrés, contre 271 la veille. Au total, ces blocages ont touché mardi une quinzaine d’Etats du pays, contre la quasi-totalité d’entre eux. Dans certains endroits, la police a dû utiliser des canons à eau et des grenades assourdissantes pour nettoyer les routes principales, selon le journal.

Dans une vidéo publiée sur Twitter mercredi, Jair Bolsonaro a finalement appelé les manifestants à “débloquer les routes”, tout en qualifiant les manifestations de “légitimes”. Selon le PRF, cité par le journal brésilien Globo sur son site Internet (article en portugais), plus de 2 000 automobilistes ont déjà été verbalisés pour avoir bloqué des routes à travers le Brésil.

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