Avortement : LREM va présenter une proposition de loi pour inscrire le respect de l’avortement dans la Constitution

Suite à la décision de la Cour suprême américaine, et à la forte présence du RN à l’Assemblée, la nouvelle cheffe de file des députés LREM Aurore Bergé a jugé samedi qu’il fallait coûte que coûte “assurer” le droit à l’IVG. .

La députée LREM Aurore Bergé a annoncé samedi le dépôt d’un projet de loi visant à inscrire “le respect de l’avortement dans notre Constitution”, suite à la décision historique de la Cour suprême américaine d’abroger ce droit. Au-delà des Etats-Unis, cette décision est “catastrophique pour les femmes du monde entier : vous avez une femme qui meurt toutes les 9 minutes parce qu’un avortement a été fait de manière incorrecte, à risque”, a déclaré à France Inter la nouvelle présidente du groupe majoritaire. l’Assemblée.

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“Il nous demande aussi d’agir en France pour que demain nous n’ayons pas les déboires qui pourraient survenir. C’est la raison pour laquelle, à partir d’aujourd’hui, avec mon groupe, nous présenterons un projet de loi constitutionnelle pour inscrire le respect de l’avortement dans notre Constitution”, a ajouté l’élue des Yvelines, ancienne LR de l’engagement féministe.

Il avait notamment vivement défendu l’allongement en France du délai légal pour l’IVG, voté à l’issue de la précédente législature. Vous avez peur d’un challenge en France ? “Malheureusement, rien n’est impossible et les droits des femmes sont toujours des droits fragiles et sont régulièrement remis en cause”, a déclaré Aurore Bergé.

Les élus RN, « farouches opposants » à l’avortement

Pointant du doigt les nouveaux députés RN, “incarnations opposées à l’accès des femmes à l’IVG”, elle a jugé qu’il n’y a pas lieu de “risquer le moindre risque en la matière et donc de garantir” ce droit. Le FN, devenu RN, a longtemps été radicalement anti-IVG. En 2011, Marine Le Pen réitère sa volonté de rembourser l’avortement, puis défend le statu quo sur la question, se présentant comme la première défenseure des droits des femmes.

Son projet de loi, transmis à l’AFP, précise que “nul ne peut être privé du droit à l’interruption volontaire de grossesse”. La cheffe des députés LREM a insisté : “On ne change pas la Constitution comme on change la loi” donc “c’est une garantie qu’on doit donner aux femmes”. Il estime que la mesure sera “largement partagée sur les bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat”.

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Vendredi soir, la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, avait également annoncé qu’elle proposerait lundi à l’alliance de gauche Nupes “de déposer un projet de loi pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution française”.

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