“De plus, si l’on combine ces projections avec l’augmentation de la taille des populations humaines dans les différentes zones touchées, il est probable que le risque d’exposition humaine au virus Lassa augmentera significativement”, conclut Simon Dellicour. Les projections de l’étude sont claires : le nombre de personnes potentiellement exposées au virus pourrait passer d’environ 92 millions aujourd’hui à 453 millions d’ici 2050 et 700 millions d’ici 2070, soit une augmentation de plus de 600 %.
Bonne nouvelle cependant dans cette étude : les analyses des génomes du virus conduisent à la conclusion que la propagation du virus est assez lente, ce qui implique que le virus Lassa ne s’implantera pas automatiquement, ou du moins pas rapidement, dans les zones de nouvelle création. favorable à sa circulation. L’intérêt de l’étude réside aussi dans son approche interdisciplinaire, avec des croisements de données environnementales, épidémiologiques ou encore génétiques.