Ulf Kristersson (à gauche), chef des conservateurs suédois, et Jimmie Akesson, chef des démocrates suédois, lors d’un débat organisé par la chaîne SVT, à Stockholm, le 9 septembre 2022. JONATHAN NACKSTRAND / AFP
Trois jours après les élections législatives du dimanche 11 septembre et un long décompte des voix en raison de résultats serrés, les Suédois connaissent enfin le résultat : avec 176 sièges de députés contre 173 pour le centre-gauche et les Verts, le bloc formé par les conservateurs libéraux droite et l’extrême droite l’emporte. Mercredi 14 septembre en début d’après-midi, la Première ministre sortante Magdalena Andersson a annoncé qu’elle se retirait mais qu’elle resterait à la tête du Parti social-démocrate, qui a recueilli 30,3 % des suffrages.
Après avoir défendu son bilan, Mme Andersson, en poste depuis novembre 2021, a évoqué l’avancée de l’extrême droite, arrivée deuxième aux législatives avec 20,6% des suffrages (contre 17,5% en 2018), un score. récit : “Beaucoup de Suédois sont inquiets (…). Je le vois et je le partage”, a-t-il déclaré, avant d’appeler les conservateurs, les démocrates-chrétiens et les libéraux à “tracer une ligne claire contre toute tentative d’incitation à la menace et à la violence”.
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Dans un message vidéo posté sur Facebook, le chef de file des conservateurs, Ulf Kristersson, le candidat au poste de Premier ministre qui devra affronter l’extrême droite, a assuré qu’il voulait mettre en place “un gouvernement pour toute la Suède et tous citoyens “. Reprenant les déclarations qu’il avait faites le soir des élections, il s’est engagé à “rassembler, pas à diviser, voir ce qui unit, mais aussi à respecter les divergences d’opinions” et s’est dit convaincu que “tous les problèmes peuvent être résolus”.
Premier obstacle sur son chemin : obtenir la majorité au Parlement. Mais M. Kristersson, à la tête du Parti conservateur depuis 2017, est dans une situation délicate. Car si la droite a remporté les élections, leur mouvement est arrivé en troisième position et n’a obtenu que 19,1% des suffrages, soit 68 sièges. Pour former un gouvernement, il devra s’entendre non seulement avec les chrétiens-démocrates et les libéraux, mais aussi avec les démocrates suédois (SD), la formation nationaliste, créée en 1988 par d’anciens fascistes, devenue la première politique politique forcer à droite
Négociations
Mercredi, le chef du SD, Jimmie Akesson, a relevé que la victoire de son parti, comme celle du bloc “jaune et bleu” (jaune pour le SD et bleu pour la droite traditionnelle), “implique une grande responsabilité d’une partie des électeurs”. Il est temps de reconstruire la sécurité, l’état de bien-être et de cohésion. Le temps est venu de mettre la Suède en premier”, a-t-il commenté, tout en assurant que son mouvement serait “une force constructive et recteur dans ce travail”.
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