OGC Nice – Cologne : Ce que l’on sait après les violents affrontements entre supporters

Une fois de plus, l’Allianz Riviera a été le théâtre d’une véritable vague de violence. Des affrontements entre supporters ont fait 32 blessés jeudi soir avant la rencontre de conférence de Ligue Europa entre l’OGC Nice et les Allemands du FC Cologne, finalement repoussée d’une heure et se soldant par un nul (1-1). A la suite de ces événements, qui ont suscité des réactions indignées, des arrestations ont été opérées.

Qu’est-il arrivé ?

Pour les supporters allemands, les hostilités ont débuté dans l’après-midi dans le centre-ville de Nice. Avant même d’arriver au stade. Ils ont dégradé des monuments et tagué des stations de tramway, occasionnant des frais de réparation de 35.000 euros, selon une première estimation que la mairie de Nice entend réclamer au club de Cologne. La Mairie et la Régie des Transports Azur Lines vont porter plainte. Place Masséna, la vitrine du magasin officiel de l’OGC Nice a également été endommagée. En début de soirée, les premiers heurts ont eu lieu à l’extérieur de l’Allianz Riviera avant que la situation ne dégénère complètement à l’intérieur. Une heure avant le coup d’envoi, initialement prévu à 18h45, quelques centaines de spectateurs vêtus aux couleurs de Cologne parmi les plus de 8 000 présents dans la tribune Ray ont envahi la tribune présidentielle pour aller se battre avec les supporters sympas, ils les ont installés dans le sud populaire. arrêter Des bagarres ont éclaté, parfois avec des sièges ou des barres de fer arrachés au stade, blessant plusieurs dizaines de personnes. Les vidéos montrent un vrai chaos.

💥 Chaos absolu à l’Allianz Riviera avec de terribles affrontements entre supporters niçois et allemands dans les tribunes. pic.twitter.com/8EyFiltdM6

– RMC Sport (@RMCsport) 8 septembre 2022

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L’OGC de Nice a également dénoncé un “passage forcé des contrôles d’accès au stade par la partie allemande”. Une réunion de crise a été organisée entre des représentants de l’UEFA, le préfet des Alpes-Maritimes, le procureur et le maire de Nice Christian Estrosi et il a été décidé de reporter le départ d’une heure. La préfecture, qui expliquait dans la soirée que les grilles du stade avaient été “temporairement fermées, le temps de ramener le calme” après l’intervention des forces de l’ordre, a précisé qu’à ce moment-là il n’y avait eu “aucun incident pendant le match”.

Quel est le bilan ?

Vendredi soir, un bilan faisait état de 32 blessés, dont deux policiers et un administrateur, et de quatre personnes hospitalisées. Un supporter venant de la tribune du FC Cologne a été pris en “urgence absolue” après avoir chuté de plus de 5 mètres entre deux niveaux de la tribune, mais son pronostic vital n’était plus compromis en fin de soirée. “Grand alcoolique”, selon le directeur de cabinet du préfet, cet individu était en fait un Parisien. La présence de supporters de la capitale dans les tribunes du club allemand, avec leurs couleurs, a ainsi été confirmée par plusieurs sources. Les “Supras Auteuil” du PSG ont déployé une banderole en début de match. La préfecture des Alpes-Maritimes explique ce vendredi que “le dispositif de sécurité composé de 450 policiers et gendarmes a été renforcé dans la journée par 200 policiers”, avec 600 commissaires. Il précise qu’elle a été « fournie en considération des éléments dont [elle] eu et l’évaluation du niveau de risque de cette rencontre ».

Egalement interrogé dans la matinée par 20 Minutes, le procureur Xavier Bonhomme a indiqué pour sa part qu’il n’y avait “pas d’interpellation à ce stade”. Le parquet a annoncé l’ouverture de trois enquêtes dévolues à la sûreté départementale avec “l’objectif d’identifier et d’arrêter les auteurs de ces crimes”. Ils évoquent “des dégâts lors de réunions au magasin officiel du club OGC Nice”, “des violences lors de réunions à proximité du stade Allianz Riviera” et “des violences lors de réunions à l’intérieur du complexe sportif, des introductions et jets de fumigènes et des dégradations lors de réunions commises à l’intérieur de l’enceinte sportive”. complexe”. Stade Allianz Riviera ».

Quelles sont les réactions ?

Ces nouvelles scènes de violence entre supporters, rappelant celles qui avaient éclaté lors de la rencontre avortée entre Nice et Marseille en août 2021, ont particulièrement suscité la colère du ministre des Sports. “C’est marre, c’est très marre que notre sport soit ainsi terni, qu’on ne puisse plus dire qu’on va avec nos enfants de manière calme et rassurante dans un stade”, a déploré Amélie Oudea-Castera. “Abasourdi”, l’OGC Nice a pour sa part “condamné avec la plus grande fermeté” cette “vague de violence”. La direction du club assure vouloir “que toute la lumière soit faite sur les conditions qui ont rendu possible cette succession d’événements. […] afin que les dispositions nécessaires soient prises pour encadrer leurs prochaines rencontres européennes ». Sur les réseaux sociaux, les supporters niçois s’interrogent sur le dispositif de sécurité mis en place jeudi soir. Après la rencontre, l’entraîneur Lucien Faivre s’est lui aussi exprimé sur ces confrontations : “C’est décevant, rageant de voir ça. Ça ne devrait pas exister.” Et de préciser : “Nos supporters n’ont pas à avoir honte. Je n’ai pas peur de la suspension du stade. Ce serait trop injuste.”

Le deuxième entraîneur de Cologne, André Pawlak, a lui aussi dénoncé “un vrai scandale”. “Il n’y a pas de mots. C’est très triste et difficile à regarder”, a-t-il déclaré. Le club allemand a reconnu que « les sanctions [contre lui] sont susceptibles”. Le PSG a également réagi ce vendredi matin. S’il condamne « avec la plus grande fermeté les violences commises », il précise également que le « groupe Supras Auteuil a été dissous par décret du 29 avril 2010 » et que ses membres « ne sont pas reconnus comme supporters du Paris Saint-Germain et sont interdits ». d’entrer dans le Parc des Princes”.

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