L’élection de Jean-Christophe Lagarde au conseil municipal de Drancy encore annulée

Jean-Christophe Lagarde à l’Assemblée nationale, le 1er mars 2022. BERTRAND GUAY / AFP

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a annulé, jeudi 8 septembre, l’élection de l’ancien député et chef de l’UDI Jean-Christophe Lagarde comme député du conseil municipal de Drancy, où il entend s’occuper depuis sa défaite aux élections législatives. A l’issue de l’audience de mercredi, le tribunal administratif de Montreuil a ainsi estimé que les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections n’étaient pas conformes.

Lors du conseil municipal du 7 juillet, la démission du député auquel M. Lagarde veut succéder n’avait pas été enregistrée par les services de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Le 14 juillet, lors d’un deuxième conseil d’urgence avant les vacances d’été, la procédure n’a pas non plus été menée conformément au règlement.

En cause, “l’impossibilité de la part du conseil d’organiser un second vote après l’annonce des résultats des élections du 7 juillet”, a estimé le tribunal. En clair, d’abord M. Lagarde aurait dû démissionner, puis de nouvelles élections devraient avoir lieu, selon les explications de l’élu Drance Hacène Chibane, farouche opposant à M. Lagarde, à l’initiative de l’appel.

“Je suis satisfait de cette décision qui souligne le caractère expéditif de la manœuvre et le côté un peu dictatorial que je fais ce que je veux, comme je veux. Il y a des règles”, a-t-il réagi.

Arrêté mercredi

Il affirme que le retour de l’ancien député à la tête de Drancy (72.000 habitants), ville qu’il a dirigée de 2001 à 2017 et sur laquelle il a toujours veillé, a pour seul but de “lui offrir un vrai parachute doré”.

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Contacté par l’Agence France-Presse, M. Lagarde était injoignable jeudi soir.

Près de deux mois après sa défaite aux législatives dans son fief de la cinquième circonscription du département, face à la “rebelle” Raquel Garrido, Jean-Christophe est lui aussi en pleine tempête judiciaire. L’un de ses anciens collaborateurs a été inculpé jeudi dans l’enquête sur les fausses accusations du Point d’avoir pris pour cible les députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière pendant la campagne.

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Placé en garde à vue mercredi, M. Lagarde est reparti libre, sans poursuites à ce stade. Par ailleurs, le président de l’UDI devra comparaître le 3 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris avec sa belle-mère ; elle est soupçonnée d’avoir obtenu un poste fictif d’assistante parlementaire.

Le monde avec l’AFP

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