La France a commandé 1,5 million de doses du vaccin Imvanex, fabriqué par le laboratoire danois Bavarian Nordic, pour lutter contre la propagation de la variole du singe, a révélé ce dimanche le JDD. Le 19 juillet, Bavarian Nordic avait en effet indiqué qu’un pays “non divulgué” avait commandé précisément cette quantité de vaccin, en plus de la commande de juin de l’Union européenne de 100 000 doses. Il s’agirait donc de la France, selon le Journal du dimanche.
Critiqué pour la lenteur de la campagne de vaccination et l’absence de bagues pour les plus à risque, le ministre de la Santé François Braun a refusé de donner le nombre de doses disponibles en France, affirmant simplement que le pays disposait d’un “stock très important” de doses sans dévoiler le chiffre exact, classé secret défense en raison du risque de bactério-terrorisme. Au total, 250 000 personnes ont été identifiées comme “à risque”, dont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des professionnel(le)s du sexe et des soignants.
Selon le JDD, c’est précisément ce plan secret de prévention du risque bioterroriste, et les commandes de vaccins qui en découlent, qui ont permis à la France d’entretenir des relations privilégiées avec les bavarois nordiques, “dans le cadre de marchés confidentiels”.
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Que sait-on de ce vaccin ?
Autorisé en Europe depuis 2013, le vaccin Imvanex était initialement indiqué contre la variole, une maladie mortelle éradiquée en 1980. La Commission européenne a approuvé son extension contre la variole.
La variole et le monkeypox font partie de la famille des “orthopoxvirus”. Le vaccin utilise un troisième virus de cette famille, génétiquement proche, celui de la vaccine, inoffensif chez l’homme. Il éduque le système immunitaire en confrontant l’organisme à un virus similaire à celui qu’il doit combattre. De plus, c’est le vaccin qui a initialement permis, au 18ème siècle, de développer ce principe de vaccination.
Il s’agit d’un vaccin de “troisième génération”, “amélioré par rapport aux deux précédents pour limiter les effets secondaires”, précise Yannick Simonin, professeur à l’université de Montpellier, spécialiste des virus émergents.
Deux doses de vaccin sont recommandées pour la plupart des personnes éligibles. Pour ceux qui ont été vaccinés contre la variole dans le passé, une dose suffit. Pour les immunodéprimés, un tiers est recommandé.