Plus d’un millier de migrants ont débarqué en Italie ces dernières heures et des centaines d’autres, secourus par des navires humanitaires, attendent un port d’escale, ont indiqué dimanche des ONG et les autorités italiennes. Plus de 600 personnes tentant de traverser la Méditerranée à bord d’un bateau de pêche à la dérive ont été secourues samedi par un navire marchand et des garde-côtes au large de la Calabre, à la pointe sud de la botte italienne. Ils ont été déchargés dans plusieurs ports de Sicile.
Les autorités ont également récupéré à bord les corps de cinq migrants décédés dans des circonstances qui restent à déterminer. Sur l’île de Lampedusa, quelque 522 personnes en provenance d’Afghanistan, du Pakistan, du Soudan, d’Ethiopie et de Somalie notamment sont arrivées dans la nuit de samedi à dimanche à bord d’une quinzaine d’embarcations différentes, en provenance de Tunisie et de Libye.
990 disparus depuis le début de l’année
Selon les médias italiens, le centre d’accueil de ce petit rocher plus proche de l’Afrique que de l’Italie est débordé. D’une capacité de 250 à 300 personnes, elles peuvent actuellement en accueillir 1 200, précise l’agence Ansa. Par ailleurs, des ONG de sauvetage maritime ont continué à récupérer des centaines de migrants perdus en Méditerranée. SeaWatch a déclaré dimanche avoir effectué quatre opérations de sauvetage samedi. “A bord de SeaWatch3, nous avons 428 personnes, dont des femmes et des enfants, une femme enceinte de neuf mois et un patient gravement brûlé”, a-t-il déclaré sur son compte Twitter.
L’ONG OceanViking de l’ONG SOS Méditerranée a indiqué avoir récupéré 87 personnes, dont 57 mineurs non accompagnés, entassées dans “un canot pneumatique en danger surpeuplé dans les eaux internationales au large de la Libye”. Entre le 1er janvier et le 22 juillet, 34.000 personnes sont arrivées par la mer en Italie, contre 25.500 à la même période en 2021 et 10.900 en 2020, selon le ministère de l’Intérieur.
La route migratoire de la Méditerranée centrale est la plus dangereuse au monde. L’Organisation internationale pour les migrations estime que le nombre de morts et de disparus y est de 990 depuis le début de l’année.