MAJORITÉ – De très longs débats qui réservent bien des surprises. Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, l’autre texte majeur sur le pouvoir d’achat des Français qui a déjà acté la suppression de la redevance télévision, les députés de l’opposition ont imposé, ce samedi 23 juillet, un peu de ressentiment à la majorité, à laquelle a participé la formation d’Édouard Philippe.
En fin de soirée, les députés LREM étaient minoritaires : contrairement à ce qu’ils voulaient, l’Assemblée a décidé pour 2022 d’allouer 120 millions aux départements qui versent le RSA, pour compenser intégralement la hausse de 4 % de celui-ci prestation programmée par l’Etat.
Un amendement a été adopté dans ce sens en raison de la conjonction des votes favorables de la gauche, RN, LR mais aussi, et c’est la première fois, des députés du groupe Horitzons alliés à la majorité.
Les 13 députés présents de ce groupe, s’ils avaient voté contre l’amendement, n’auraient pas renversé le vote.
“Abasourdi”, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a grondé ceux “qui n’ont que le mot rétablissement des finances publiques à la bouche” et qui “se consacrent à cette dépense publique”.
“Petit Psychodrame”
Rappels de règles et suspensions de séances ont suivi, tandis que la gauche s’est réjouie que “la minorité présidentielle ne décide plus tout seule”.
Après ce “petit psychodrame”, selon le communiste Nicolas Sansu, Bruno Le Maire a apaisé le jeu en acceptant de “travailler” avec tous les groupes politiques sur un futur soutien financier aux collectivités en difficulté.
“Le ministre a confirmé que passer par la force n’est pas possible” dans cette Assemblée où les macronistes ne disposent que d’une majorité relative, a déclaré le président de la commission des Finances Eric Coquerel (LFI).
Bien que quelque 375 amendements soient encore au menu, achever l’examen de ce budget rectificatif d’une journée semblait hors de portée. Enfin reprise lundi de cette première lecture vers 17 heures.
Le point suivant du texte a été précisé : Bruno Le Maire s’est montré favorable à l’augmentation de la remise au litre de carburant de 18 à 30 centimes, dans un compromis avec les députés républicains qui demandent d’aller “plus loin”.
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