Affaire Delphine Jubillar : cris, attitude de Cédric… que faut-il retenir de la reconstruction ?

Deux ans après la disparition de Delphine Jubular, le mystère reste entier, malgré une reconstruction inédite organisée au domicile du couple ce mardi 13 décembre. Cédric, le principal suspect dans l’affaire, a continué de clamer son innocence. Retour sur cette étape importante du déroulement judiciaire de l’affaire.

C’était un moment particulièrement attendu. La reconstitution de la nuit de la disparition de Delphine Jubillar posait autant de questions qu’il y a de zones d’ombre dans l’affaire. Comment s’est déroulé ce scénario ?

Il s’agissait donc de reconstituer, c’est-à-dire de reproduire la scène de la nuit de la disparition. La reconstruction a pris au total six heures, selon RTL, et n’a pas résolu le mystère.

Pleurer, mais poussé par qui ?

La reconstruction a également confirmé l’hypothèse du cri. Et ils ont aussi été reconstitués, rapporte 20 Minutes, qui était à Cagnac-les-Mines pour l’occasion. Des cris de femmes, lâchés ce soir du 13 décembre, imitent soi-disant ceux entendus par un voisin.

Pour la partie civile, cette reconstitution a permis des progrès sur certains points. Entre eux ces cris ainsi. “Nous avons pu vérifier que ces cris ont été entendus à 130 mètres, sans aucune difficulté. Le témoignage du voisin est plus crédible ce soir”, a déclaré l’avocat de l’oncle et de la tante de Delphine à 20 minutes.

Évidemment, la défense voit les choses différemment. “Vous avez un témoin qui dit ‘j’ai entendu une femme séparer des chiens aboyer et crier pour les séparer’ et une femme se fait engueuler sans chien”, demande Me Emmanuelle Franck.

Cédric reste “stoïque”

Lors de la reconstitution, d’autres éléments ont été explorés, notamment la paire de lunettes cassée, retrouvée dans le salon, sur laquelle Cédric Jubillar n’a pu s’expliquer selon l’Office. Ou encore une dispute, survenue au sein du couple dans la soirée, selon Louis, le fils. Si les avocats de la partie civile ont déclaré à RTL que cette reconstitution avait permis de vérifier “tous les éléments matériels qui nous font croire qu’il existe des indices sérieux et concordants contre Cédric Jubular”, la défense considère qu'”au final, pas un seul est capable de nous présenter quelque chose de cohérent”.

Quant à l’attitude de Cédric, au centre de l’enquête, le suspect qui avait été spécialement extrait de sa détention pour reconstitution continuait de clamer son innocence. Selon les avocats des parties civiles, cités par France Info, qui attendaient également des aveux, le plâtrier, accusé d’homicide volontaire, est resté “stoïque”, “fidèle à lui-même”.

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