Procès des attentats à Bruxelles : Ali El Haddad Asufi présente “des blessures dans la région cervicale”, la police dresse un procès-verbal pour rébellion

Quant à la présidente du tribunal d’Assise, elle a pris connaissance de la lettre qu’elle a adressée au garde des sceaux, Vincent Van Quickenborne : « Je voudrais attirer votre attention sur les griefs formulés par les prévenus et leurs avocats sur les conditions de la perquisition et transfert de la prison à la Justice. Avec le choix conséquent de l’accusé de ne pas assister aux audiences. L’évaluation des risques m’échappe…”.

10h00 : séance levée

Aux premières heures de la matinée, l’audience a été suspendue à la demande de Me Jonathan De Taye, l’avocat de l’accusé Ali El Haddad Asufi. “Je suis émerveillé, je n’ai jamais assisté à un procès dans ces conditions”, dit-il alors que son client est allongé sur son bras dans le box des accusés. Il demande : « Nos amis flics encagoulés dans la boîte ont-ils été formés à la prison d’Abu Ghraib ? Mon client a été étranglé si violemment qu’il a perdu connaissance, il a des cicatrices sur la nuque, il n’est pas en état de poursuivre ce procès, cependant , est son but, il veut assister à ce procès.

Je suis étonné, je n’ai jamais assisté à un procès dans de telles conditions

“Je veux qu’un médecin légiste voie la marque sur son cou et je veux qu’il voie un médecin immédiatement. Je peux appeler le Bâtonnier, mais je ne peux pas me faire représenter par un homme qui n’est pas en état de suivre son jugement. Vous je demande une suspension et je veux participer à l’expertise médicale.

Pétition acceptée par le président après une conversation avec l’accusé. “Je vais demander à M. El Haddad de se lever. Monsieur, l’incident sera porté par votre avocat devant d’autres autorités judiciaires, pas devant moi. Quant à ce procès, peut-il rester dans ces cases ?” “Non”, répond l’accusé.

j’ai perdu connaissance

“N’êtes-vous pas dans un état médical et physique ou s’agit-il d’une élection comme celle qui s’est faite hier ?”, demande le président. “J’ai perdu connaissance, j’ai la tête qui tourne”, a répondu Ali El Haddad Asufi. “Je vais suspendre l’audience pour désigner un médecin légiste qui viendra vous examiner ici en cellule”, conclut le président.

Pour l’avocat Me De Taye, si aujourd’hui son client a été maltraité c’est parce qu’hier il a osé dénoncer ses conditions de transfert.

Une épidémie gastronomique dans le jury ?

La séance avait déjà mal commencé. Il y a un trou dans le jury : l’un des jurés suppléants a une gastro-entérite. C’est le quatrième jury absent en moins d’une semaine. “On espère que ça n’a pas été trop contagieux. S’il y a une épidémie de gastro, on suspendra”, avait alors annoncé le président de la Cour.

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