“La présidence des ‘rebelles’ [de la commission des finances] non seulement c’est illégitime d’un point de vue réglementaire, c’est du piratage, et c’est un danger majeur pour la stabilité économique du pays », a déclaré Jean-Philippe Tanguy (RN).
Jean-Philippe Tanguy, le candidat malheureux à la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale, vient de répondre aux questions de BFM-TV. “La pratique républicaine selon laquelle le principal groupe d’opposition est désigné comme tel par les électeurs [préside la commission des finances] il n’a pas été respecté pour la première fois. C’est très grave et dommage”, a déploré M. Tanguy.
Que s’est-il passé lors des différentes séances de suspensions entre les deuxième et troisième tours ? « J’ai essayé avec des collègues de LR et du groupe Utiles [Liot], une solution qui respecte le fait que le RN aurait remporté l’élection du point de vue de l’opposition. Malheureusement, malgré tous nos efforts, aucun résultat n’a été trouvé. Même les solutions techniques, qui permettent peut-être une présidence tournante, n’ont pas été adoptées », a expliqué Tanguy.
“Même si le président Coquerel a eu des propos fédérateurs, je continue de penser que la présidence des “insurgés” n’est pas seulement illégitime du point de vue de la réglementation, [mais] c’est de la piraterie, c’est un danger majeur pour la stabilité économique du pays », a prévenu le député du Congrès national.
“Ce qui est absolument désolant, c’est que la majorité ait consciemment choisi de ne pas participer au vote et soit consciente que les ‘rebelles’ ne respectent pas l’esprit des règles”, a finalement dénoncé l’élu de droite.