Les salariés de TotalEnergies en France ont entamé ce mardi une grève d’au moins trois jours, pour réclamer notamment une augmentation de leurs salaires, à l’appel de la CGT, menaçant de bloquer l’approvisionnement des stations-service. “Nous demandons qu’aucun produit ne soit prélevé dans les raffineries et la pétrochimie, où la CGT est implantée”, a déclaré Benjamin Tange, représentant central du syndicat CGT du raffinage pétrochimique chez TotalEnergies en France.
Parmi les principaux sites concernés, la bioraffinerie de La Mède (Boques-du-Rhône), les raffineries normandes du Havre, de Donges (Loire-Atlantique), de Carling (Moselle), de Feyzin (Rhône) et d’Oudalle (Seine-Maritime), ainsi que ainsi que les réservoirs de carburant de Grandpuits (Seine-et-Marne) et des Flandres (nord).
Outre une “augmentation immédiate des salaires de 10% pour l’année 2022”, la CGT demande le “dégel des recrutements” en France et “un plan d’investissement massif” en France, a rappelé M. Tange, et a souligné que ces affirmations avaient déjà été faites. été à l’origine des mouvements des 24 juin et 28 juillet.
Une baisse de 20 à 30 % du rendement des raffineries
Une partie des salariés perçoit “des salaires extrêmement bas et il faut les revaloriser au niveau de ce que le groupe génère comme profits”, a souligné le dirigeant syndical, qui s’attend à “une très forte mobilisation”, pour continuer à peser les prochains jours. Outre les ruptures d’approvisionnement des stations-service, il a estimé que la production des raffineries pourrait connaître une baisse des flux de 20 à 30 %, en cas de forte mobilisation.
TotalEnergies emploie 35 000 personnes en France, y compris ses filiales. Le 27, un entretien est prévu au niveau de la branche pétrolière, c’est pourquoi le début du mouvement est attendu ce jour-là, principalement dans les champs pétroliers. Ils devraient être rejoints par le reste des entreprises du groupe dans les jours suivants, en vue de la journée d’action de tous les secteurs économiques jeudi, à l’appel de la CGT et de Solidaires.
TotalEnergies a enregistré d’importants bénéfices au deuxième trimestre 2022, profitant pleinement de la hausse des prix du pétrole et du gaz qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie.